Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : DAKORO
Nom senoufo : TELIKAHA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français DAKORO et ses habitants « dakorolais ».
En senoufo, le village est appelé TELIKAHA. Le nom DAKORO vient du dioula « da kôrô » et signifie « vielle oseille ».
2 – Situation géographique du village
DAKORO est le chef-lieu de la commune rurale qui porte son nom et est situé dans la province de la Léraba. Le maire de cette commune est Zanga Madou OUATTARA et son adjointe est Mawa OUATTARA ; ils ont été élus le 30 mai 2006.
Le village est constitué de cinq grands quartiers qui sont : Ziéfonkaha, Kayogo, Sinkaha, Kolon et Niassimabougou.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Le village de DAKORO a été fondé au 19ème siècle par duex frères, Zanga et Bê, venus de la zone « nafaga » aux environs de Sinémantiali dans l’actuelle Côte d’Ivoire. Ils avaient fui les guerres de Samory TOURE pour chercher une zone paisible et fertile.
Bê qui était le petit frère, portait un nom de guerre qui était « Téli » ; ce qui signifiait « l’invisible ». Les duex frères s’installèrent sur différents sites : Zanga le grand frère à l’actuel Zankaha et le petit frère à deux kilomètre environ du grand frère sur un site qui portera son nom « Bêtélikaha ».
Bê dit Téli aimait bien la bière de mil et se fit appeler « Da Kôrô », nom qui signifie « vielle oseille ». C’est ce qui donnera le nom « DAKORO » au village.
2 – Evénement du village
Les événements qui ont marqué le village sont :
- La construction de l’école primaire en 1958 par les pères blancs (pères missionnaires d’Afrique) qui n’ont pas pu finalement s’installer dans le village.
- La construction du dispensaire en 1970
- La famine en 1973 et la maladie du vers de Guinée.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village de DAKORO, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières. L’actuel chef de village se nomme Yaya Tayérégué OUATTARA et l’actuel chef de terre se nomme Seydou OUATTARA.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Le délégué administratif établi sous la révolution. Ce délégué était Yaya Tayérégué OUATTARA.
Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays. Les actuels conseillers sont : Zanga Madou, Nawa, N’Golo Abou, Mariam, Zanga, Maman, Amaran et Souleymane. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
Le conseil villageois de développement (CVD) dont le président est Mamadou Siguina OUATTARA.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 6 893 habitants selon le recensement administratif de 2006 (INSD).
2 – Familles et ethnies
Les autochtones du village de DAKORO sont les senoufo. Ils portent pratiquement tous le nom de famille OUATTARA.
On trouve des familles COULIBALY originaires de Kakanlaba, des SAWADOGO originaires de Ouahigouya et des SIDIBE originaire de BARANI.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent les noms de famille OUATTARA et COULIBALY et sont venus de Kankalaba et de Fondiama (RCI).
Ils font le sacrifice à l’enclume et jouent à cette occasion un tambour et le balafon.
Les habitants du village ne se marient pas avec les forgerons venus de Kankalaba, mais le font avec ceux venus de Fondiama et qu’ils appellent « safana ». Ceux-ci ont pour totem la panthère.
Les femmes des forgerons fabriquent les vans et préparent le dolo.
2 – Les griots
Il n’y a pas d’autochtones griots dans le village. Il y a cependant des griots bwamou venus s’installer depuis un certain temps. Ils ne peuvent pas se marier aux autres habitants du village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a des guérisseurs et devins dans le village ; ce sont : Gaoussou OUATTARA, Seydou COULIBALY, Zanga OUATTARA et Tiandé OUATTARA.
5 – Les chasseurs
Il y a une organisation de chasseurs dans le village. Le responsable est Gaoussou OUATTARA.
Les chasseurs ont des rites propres célébrés lors des funérailles d’un des membres, de l’adoration de leur fétiche commun qui est le Dagoun et de l’adhésion d’un nouveau membre. Le Dagoun des chasseurs de Dakoro est le premier de toute la région ; il aurait été offert par un génie de la brousse.
Pour adhérer à la confrérie, il faut apporter 12 noix de cola.
Une femme ne peut pas adhérer à la confrérie sauf si elle est fille unique d’un très grand chasseur.
6 - Les associations de culture
Il y a des associations de culture dans les quartiers Ziéfonkaha, Kayogo et Kolon.
Il y a huit Groupements de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme dans le village. Son nom est Munyu et sa responsable se nomme Férima SYLLA.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Dans le village, il y a un groupe de balafon joué aux fêtes et funérailles. Il y a aussi les tambours joués aux mêmes occasions.
2 – Les loisirs
Le village ne connaît pas d’autres loisirs.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il y a des catholiques et des protestants dans le village. Le premier chrétien du village a été Zawa Joachim OUATTARA.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a deux mosquées. Le premier musulman du village a été Bassalia OUATTARA. L’actuel imam est Abou SYLLA.
3 – Autres religions nouvelles
A part l’islam et le christianisme, il n’y a plus de religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée au profit des religions nouvelles. La plupart des habitants sont musulmans.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village à part le Dagoun des chasseurs.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a une colline sacrée appelée « ponka » et un python sacré.
C - les fêtes et cérémonies traditionnelles
Comme cérémonies traditionnelles, il y a l’adoration du Dagoun des chasseurs, de la colline sacrée et la célébration des funérailles.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il y a quatre écoles primaires dans le village : une de six classes au quartier Niassoumabougou, une de trois classes au quartier Dafinkaha, une de trois classes au quartier Kanyéhélé et une de trois classes dans le quartier Ziéfonkaha. Elles ont été respectivement construites en 1958, 2004, 2008 et 2004.
Il y a deux centres d’alphabétisation dans le village. Le premier a été ouvert en 1994 par le « projet riz » et le deuxième en 2004 par l’ « AEC ».
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les élèves admis au CEP doivent aller à Baguèra à 28 km pour poursuivre leurs études.
2 – Le dispensaire
Il y a un dispensaire dans le quartier Niassoumabougou. Il a été réalisé par l’Etat en 1970 et comprend : une salle de consultation, une salle de garde, une salle d’accouchement, une salle d’hospitalisation et un magasin. Il y a aussi un dépôt pharmaceutique.
Le premier infirmier qui a ouvert le dispensaire se nomme Souleymane BARRO.
3 – Le marché
Il y a un marché dans le quartier Niassoumabougou. Il a été créé vers 1922 et a un cycle de six jours.
4 – Les forages et puits
Il y a douze forages et deux puits à grand diamètre dans le village. Ils sont tous fonctionnels.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a trois marigots : Ziéfonka fak, Ziélouk et Boulougou.
5 – Les infrastructures administratives
Le village de Dakoro dispose d’une mairie, d’une préfecture, d’un service de l’agriculture et d’un service de l’environnement.
6 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton est la principale culture de rente depuis 1981.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
Les principales zones de brousse sont les suivantes :
- Niang bilé
- Tigouè niang
- Zièloug dont le totem est l’oignon
- Niavon
- Tiovou ; il y est interdit de parler dioula
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : KASSEGUE
Nom senoufo : KASSEGUE
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français KASSEGUE et ses habitants « kasséguélais ».
En senoufo, le village est aussi appelé KASSEGUE et signifie la « maison en brousse ».
2 – Situation géographique du village
Le village de KASSEGUE relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 6km du chef-lieu.
Le village est constitué de quatre grands quartiers qui sont : Kasségué, Zagnonkaha, Kayogo et Nadien.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Le village de KASSEGUE a été fondé au 19ème siècle par un chasseur venu de la région de Korogho dans l’actuelle République de Côte d’Ivoire. Cet homme s’appelait Namoin OUATTARA. Il était du sous-groupe senoufo « nafaga ».
Il avait quitté sa région natale de Korogho à cause des guerres de Samory TOURE à la recherche d’un lieu paisible. Il trouva ici une zone fertile et giboyeuse et s’y installa. Il fonda son village et découvrit quelques kilomètres plus loin un autre village : celui de Zanga et son frère Bêteli, l’actuel village de DAKORO.
2 – Evénement du village
Trois événements ont marqué ce village : une grande épidémie de ver de Guinée en 1962, une grande famine en 1973 et la construction de l’école primaire.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village de KASSEGUE, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières. L’actuel chef de village se nomme Tiémogo OUATTARA et l’actuel chef de terre se nomme Tiékoura OUATTARA.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Le délégué administratif établi sous la révolution. Ce délégué était Yaya Tiémoko OUATTARA.
Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays. Les actuels conseillers sont : Tiémoko, Daouda, Mattata et Yacouba. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
Le conseil villageois de développement (CVD) dont le président est Tiékoura OUATTARA.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 2 471 habitants selon le recensement administratif de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village de KASSEGUE sont les senoufo. Ils portent pratiquement tous le nom de famille OUATTARA dont le totem est la panthère.
On trouve trois grandes familles dont une famille KONE originaire de Kong en République de Côte d’Ivoire. Les membres de cette famille ne mangent pas de viande de biche.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent les noms de famille OUATTARA et sont venus de Fondiama (RCI).
Ils font le sacrifice à l’enclume, mais n’ont pas de musique propre. Ils ne peuvent pas se marier avec les autres habitants du village. Ils ont pour totem la panthère et le python. Leurs femmes fabriquent les vans et préparent le dolo.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a des guérisseurs et devins dans le village ; ce sont : Sabara, Navougoba, Zié Pana et Allakagni.
5 – Les chasseurs
Il y a une organisation de chasseurs dans le village. Le responsable est Tiéba OUATTARA.
Les chasseurs ont des rites propres célébrés lors des funérailles d’un des membres, de l’adoration de leur fétiche commun qui est le Dagoun.
Pour adhérer à la confrérie, il faut apporter 12 noix de cola rouges et un coq rouge.
Une femme ne peut pas adhérer à la confrérie.
6 - Les associations de culture
Il y a trois Associations de culture dont les noms et responsables sont les suivants :
- Wayogo avec comme responsable Dramane OUATTARA
- Dienmatanu avec pour responsable Daouda OUATTARA
- Lapié avec pour responsable Niéwazié OUATTARA.
Il y a sept Groupements de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme dans le village. Son nom est Benkadi.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Dans le village, il y a un groupe de balafon joué aux fêtes et funérailles. Il y a aussi le « yogba » joués aux mêmes occasions.
2 – Les loisirs
A part la danse aux instruments de musique cités, le village ne connaît pas d’autres loisirs.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il y a un seul chrétien dans le village ; son nom est Barthélémy DAKUO.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a une mosquée. Le premier musulman du village est Tiémoko KONE. L’actuel imam est Bassiriki KONE.
3 – Autres religions nouvelles
A part l’islam et le christianisme, il n’y a plus de religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée au profit de l’islam. La plupart des habitants sont musulmans.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village à part le Dagoun des chasseurs.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a cinq lieux sacrés qui sont toujours adorés :
- « Sièwo » où il faut sacrifier un bœuf chaque deux ans
- « kafèluou » où il faut sacrifier une chèvre
- « Gnangok » où il faut sacrifier une chèvre
- « kegorogo » où il faut sacrifier un poulet
- « kafirè » où il faut sacrifier un poulet
C - les fêtes et cérémonies traditionnelles
Comme cérémonies traditionnelles, il y a l’adoration du Dagoun des chasseurs, des lieux sacrés et la célébration des funérailles.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il y a une école primaire à trois classes dans le village. Elle a été construite en 1997.
Il y a un centre d’alphabétisation dans le village. Le premier a été ouvert en 1997.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les élèves admis au CEP doivent aller à Dakoro à 6km pour poursuivre leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 6km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a sept forages et un puits à grand diamètre dans le village. Six forages sont fonctionnels.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a quatre marigots dont les noms sont : Fabili, Namoin fak, Siè et Lowala.
5 – Les télécommunications
Le village n’est couvert par aucun réseau téléphonique.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton est la principale culture de rente depuis 1984.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
Les principales zones de brousse sont les suivantes : Gnago gnènè, Gnangogo, Siè, Kabiléfon, Kaguingué lowala.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : LOMAGARA
Nom senoufo : LOMAN
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français LOMAGARA et ses habitants « lomagaralais ».
En senoufo, le village est aussi appelé LOMAN et signifie la « entouré par l’eau ».
2 – Situation géographique du village
Le village de LOMAGARA relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 9km du chef-lieu.
Le village est constitué de six grands quartiers qui sont : Karguinkaha, Lokoian, Kayogo, Sibriè, Kagnien et Bougoura.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Le village de LOMAGARA a été fondé par Niellé Zanga OUATTARA, un homme venu de la Région de Kong en Côte d’Ivoire au temps des guerres de Samory TOURE.
Il s’était d’abord installé au bord du fleuve Léraba avant de venir s’installer sur le site de l’actuel village. Le village a été appelé « lomagara » parce qu’il était du côté où il y avait l’eau. Le fondateur a choisi ce site parce que la terre était fertile et donc propice à l’agriculture.
2 – Evénement du village
Les deux grands événements qui ont marqué ce village sont : une grande sécheresse qui a entraîné la famine en 1973 et la construction de l’école primaire du village.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village de LOMAGARA, il y a un chef de terre (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef coutumier (tarifolo) qui assure la gestion des coutumes et traditions.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Le délégué administratif établi sous la révolution. Ce délégué était Balla OUATTARA.
Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays. Les actuels conseillers sont : Moussa et Adama. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
Le conseil villageois de développement (CVD) dont le président est Wassa Adama OUATTARA.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 935 habitants selon le recensement administratif de 2006 (INSD).
2 – Familles et ethnies
Les autochtones du village de LOMAGARA sont les senoufo. Mais on y trouve des mossi, des dioula et des peuls.
On trouve quatre grandes familles dans le village.
Les habitants du village ne se marient pas avec ceux du village de Kodonnon.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent les noms de famille OUATTARA et COULIBALY et sont originaires du village de Sindoukoroni.
Ils font leurs rites de sacrifices avec les forgerons de Sindoukoroni.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il n’y a ni guérisseur, ni devin dans le village.
5 – Les chasseurs
Les chasseurs de LOMAGARA sont dans la confrérie des chasseurs de DAKORO. Ils n’ont donc pas une organisation propre.
6 - Les associations de culture
Il y a une Association de culture dans chaque quartier
Il y a quatre Groupements de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a des Associations de femme dans le village.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Dans le village, il y a un groupe de balafon joué aux fêtes et funérailles. Il y a aussi le « yogba » joués aux mêmes occasions.
2 – Les loisirs
A part la danse aux instruments de musique cités, le village ne connaît pas d’autres loisirs.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a une mosquée. L’actuel imam est Brahima OUATTARA.
3 – Autres religions nouvelles
A part l’islam, il n’y a plus de religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée au profit de l’islam. La plupart des habitants sont musulmans.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il n’y a pas de lieux sacrés adorés ni d’animaux sacrés.
C - les fêtes et cérémonies traditionnelles
Comme cérémonie traditionnelle, il y a la célébration des funérailles.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il y a une école primaire à trois classes dans le village. Elle a été construite en 2002.
Il y avait un centre d’alphabétisation dans le village. Mais il est actuellement fermé.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les élèves admis au CEP doivent aller à Dakoro à 9km pour poursuivre leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 9km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a trois forages et un puits à grand diamètre dans le village. Deux forages sont fonctionnels.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a un marigot qu’on appelle Kantiara.
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton est la principale culture de rente depuis 1982.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : KAGNELEGUE
Nom senoufo : KAYELEGUE
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français KAGNELEGUE et ses habitants « kagnéléguélais ».
En senoufo, le village est aussi appelé KAYELEGUE et signifie la « venir construire une autre concession ».
2 – Situation géographique du village
Le village de KAGNELEGUE relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 6km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de DAKORO chef-lieu de commune. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de deux grands quartiers qui sont : Maabili et Maagbogui.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Moussa OUATTARA
Le village de KAGNELEGUE a été fondé au 19ème siècle, lors des guerres de Samory TOURE, par Navoudan OUATTARA venu des rives de la Léraba. Il était à la recherche de terres cultivables et d’un endroit paisible.
2 – Evénement du village
Le village a été marqué par les événements suivants : les travaux forcés, les famines et les épidémies (surtout celle du ver de Guinée en 1908).
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village de KAGNELEGUE, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de DAKORO, le village de KAGNELEGUE relève des mêmes structures administratives que celles de DAKORO.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village de KAGNELEGUE compte 627 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village de KAGNELEGUE sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
On trouve deux grandes familles installées respectivement dans les deux grands quartiers. Aucune de ces deux familles ne doit élever un chien au pelage multicolore.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il n’y a pas de forgeron dans le village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a un guérisseur dans le village ; il s’appelle Bâ Seydou OUATTARA.
5 – Les chasseurs
Il y a une organisation de chasseurs dans le village. Le responsable est Zoumana Katiè OUATTARA.
Les chasseurs ont des rites propres célébrés lors des funérailles d’un des membres, de l’adoration de leur fétiche commun qui est le Dagoun originaire du village de KASSEGUE.
Pour adhérer à la confrérie, il faut apporter 12 noix de cola rouges et un coq blanc.
Une femme ne peut pas adhérer à la confrérie sauf si elle est l’unique enfant d’un grand chasseur.
6 - Les associations de culture
Il y a deux Associations de culture dont sont les suivants : Wigafèrètièn et Wasiwatièn.
Il y a deux Groupements de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a deux Associations de femme dans le village.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Dans le village, il y a deux groupes de balafon joué aux fêtes et funérailles. Il y a aussi le « n’goni » joués aux mêmes occasions.
2 – Les loisirs
A part la danse aux instruments de musique cités, il y a le « dogori » comme loisirs.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a une mosquée. Le premier musulman du village qui est aussi l’imam est Nawo Brahima OUATTARA.
3 – Autres religions nouvelles
A part l’islam, il n’y a plus de religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée au profit de l’islam.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village à part le Dagoun des chasseurs.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a deux lieux sacrés qui sont : Fawale et Fogboli.
On n’y amène pas d’oignon.
C - les fêtes et cérémonies traditionnelles
Comme cérémonies traditionnelles, il y a l’adoration du Dagoun des chasseurs, des lieux sacrés et la célébration des funérailles.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il y a une école primaire dans le village. Elle a été construite en 2008.
Il y a un centre d’alphabétisation dans le village.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les élèves admis au CEP doivent aller à Dakoro à 6km pour poursuivre leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 6km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a deux forages dans le village. Ils sont fonctionnels.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a deux marigots dont les noms sont : Fawalé et Fogboli.
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton est la principale culture de rente depuis 1985.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : DAFINKAHA
Nom senoufo : ZANVIGUEKAHA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français DAFINKAHA et ses habitants « dafinkahalais ».
En senoufo, le village est aussi appelé ZANVIGUEKAHA et signifie « le village de Zangavigué ».
2 – Situation géographique du village
Le village de DAFINKAHA relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 3km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de DAKORO chef-lieu de commune. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de trois grands quartiers qui sont : Dankaha, Dafinkaha et Soudoukaha.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Siaka OUATTARA
Le village de DAFINKAHA a été fondé à la même époque que celui de DAKORO ; c’est-à-dire au 19ème siècle. Il a été fondé par Zanvigué OUATTARA, un cousin à Zanga et Bêtelé fondateurs de DAKORO. Il était originaire de de la région de Korogho tout comme Zanga et Bêteli. Ils sont du sous-groupe sénoufo nafaga.
2 – Evénement du village
Les travaux forcés à l’occasion de la construction du chemin de fer ont marqué le village.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de DAKORO, le village relève des mêmes structures administratives que celles de DAKORO.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 497 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA. Mais aux origines, ils portaient le nom de famille KONE. Ils ont changé de nom lors de la guerre de Samory TOURE. Leur totem est le singe.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent aussi le nom de famille OUATTARA et sont originaires de Kankalaba. Ils ont pour totem la panthère.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a des guérisseurs et devins dans le village. Ce sont : Bêwa, Niondô et Ziéwa.
5 – Les chasseurs
Il y a des chasseurs dans le village. Ils relèvent de la confrérie de DAKORO.
6 - Les associations de culture
Il y a deux Associations de culture dont les noms sont les suivants : Danbê et Woyogo.
Il y a deux Groupements de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme dont le nom est « Ben matana ».
C. Musique et loisir
1 – La musique
Dans le village, il y a un groupe de balafon joué aux fêtes et funérailles. Bê Siriki OUATTARA en est le responsable et le plus grand joueur de nos jours.
2 – Les loisirs
A part la danse au balafon, il n’y a pas d’autres loisirs.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a une mosquée. Le premier musulman du village est Niellé Zié OUATTARA. Le premier et actuel imam est Madou OUATTARA.
3 – Autres religions nouvelles
A part l’islam, il n’y a plus de religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée au profit de l’islam. La plupart des habitants sont musulmans. Dans le temps il y avait le « Komon » et le « Lôgua ». Ces fétiches n’existent plus de nos jours. Le village ne connaît plus de fétiche communautaire.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il n’y a pas de lieu sacré connu adoré. Il n’y a pas non plus d’animal sacré.
C - les fêtes et cérémonies traditionnelles
Comme cérémonies traditionnelles, il y a la célébration des funérailles.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il y a une école primaire de trois classes dans le village. Elle a été construite en 2002.
Il y a un centre d’alphabétisation dans le village.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les élèves admis au CEP doivent aller à Dakoro à 3km pour poursuivre leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 3km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a un seul forage dans le village. Il est fonctionnel. Il n’y a pas de puits à grand diamètre.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a un marigot dont le nom est Farama.
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton est la principale culture de rente depuis 1981.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : ZIEFONKAHA
Nom senoufo : ZIEFONKAHA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français ZIEFONKAHA et ses habitants « ziéfonkahalais ».
En senoufo, le village est aussi appelé ZIEFONKAHA et signifie « le village de Ziéfon ».
2 – Situation géographique du village
Le village de ZIEFONKAHA relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 4km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de DAKORO chef-lieu de commune. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de quatre grands quartiers qui sont : Lotiengboala, Zienmagba, Tiémèdala et Solodjonondala.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Samba OUATTARA (chef de village)
Le village de ZIEFONKAHA a été fondé par Ziéfon OUATTARA, un homme venu de Sinémantiali en Côte d’Ivoire. Le village porte justement le nom du fondateur qui est de la parenté des fondateurs du village de DAKORO. Il est donc du sous-groupe senoufo « nafaga ».
Il a choisi ce site à cause de la tranquillité qui y régnait et aussi à cause des terres qui étaient fertiles. Ce village a été fondé après celui de DAKORO.
2 – Evénement du village
Le village a été marqué par la présence de fétiches très puissants. Il y a eu aussi, avant l’arrivée des structures sanitaires dans la zone, un taux de mortalité infantile très élevé.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de DAKORO, le village relève des mêmes structures administratives que celles de DAKORO.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 627 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
On compte cinq grandes familles dans ce village dont une constituée par des forgerons venus de Kankalaba et portant le nom de famille COULIBALY. Trois de ces familles ont pour totem l’arachide.
Les habitants de ce village ne se marient pas à ceux du village de Koudjongha.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent le nom de famille COULIBALY et sont originaires de Kankalaba. En plus du travail de la forge, ils font l’agriculture ; les femmes tissent les vans et préparent le dolo.
Ils font toujours le sacrifice à l’enclume et ont pour totem la panthère.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a un guérisseur dans le village. Son nom est Gaoussou OUATTARA.
5 – Les chasseurs
Il y a une organisation des chasseurs dans le village. Le responsable est Gaoussou OUATTARA.
Pour adhérer à la confrérie, il faut 12 noix de cola et deux poules. Une femme peut adhérer si elle est l’enfant d’un grand chasseur qui n’a pas eu de garçon.
Ils ont un fétiche communautaire qui est le Dagoun.
6 - Les associations de culture
Il y a une Association de culture dont le nom est Wolapié.
Il y a un Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a deux Associations de femme dont les noms sont : Benmatana et Fayérégué.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Dans le village, il y a un groupe de balafon joué aux fêtes et funérailles. Siaka OUATTARA en est le responsable et le plus grand joueur de nos jours.
Il y a aussi le « lopiné » joué aux fêtes.
2 – Les loisirs
A part la danse au balafon, il y a « dôri » et « dialiu » comme loisirs.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il y a un seul chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a une mosquée. L’imam est Moussaya SYLLA.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
Dans le village, il y a un fétiche qui s’appelle Allakoura et qui a été amené par le fondateur même du village.
On y sacrifie encore de nos jours chiens et poules. Son totem est l’oignon.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a trois lieux sacrés qui sont : Namongorog, Katiri et Gnabili.
Il n’y a pas d’animal sacré.
C - les fêtes et cérémonies traditionnelles
Comme cérémonies traditionnelles, il y a la célébration des funérailles et l’adoration des lieux sacrés et du fétiche Allakoura.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il y a une école primaire de trois classes dans le village. Elle a été construite en 2004.
Il y a un centre d’alphabétisation dans le village.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les élèves admis au CEP doivent aller à Dakoro à 4km pour poursuivre leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 4km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a deux forages et un puits à grand diamètre dans le village. Ils sont tous fonctionnels.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a deux marigots dont les noms sont : Fana et Namougorog.
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton est la principale culture de rente depuis 1980.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : KAYOGO
Nom senoufo : KAYOGO
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français KOYGO et ses habitants « kayogoralais ».
En senoufo, le village est aussi appelé KAYOGO et signifie « manque de personnes dans la famille ».
2 – Situation géographique du village
Le village de KAYOGO relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 4km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de DAKORO chef-lieu de commune. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de cinq quartiers qui sont : Gnaguénibè, Gniradoh, Gnagolo, Tiégouè gnéné et Kalogo Zanga.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Dramane OUATTARA
Le village a été fondé par Bamon OUATTARA au temps des guerres de Samory TOURE. Bamon avait quitté la Région de Korogho en Côte d’Ivoire pour s’installer d’abord sur les rives de la Léraba ; c’est de là qu’il est venu s’installer sur ce site qui est l’actuel village de KOYOGO.
Il est venu s’installer ici afin d’être proche de ses parents senoufo. KAYOGO est le village de la joie. Nous sommes du sous-groupe senoufo « tiébara ».
2 – Evénement du village
Le village a été marqué par la maladie du ver de Guinée. Il a connu des années de prospérité avec l’introduction de la culture du coton.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de DAKORO, le village relève des mêmes structures administratives que celles de DAKORO.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 602 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA. Il y a des peuls et des forgerons.
On compte cinq grandes familles dans ce village dont certaines sont originaires de Sindou et de Tourni.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent les noms de famille COULIBALY, TRAORE et OUATTARA. Ils ne se marient pas aux autres habitants du village.
Ils font faire leurs rites à l’enclume avec les forgerons de Tourni et Sindou.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il n’y a ni guérisseur, ni devin dans le village.
5 – Les chasseurs
Il y a une organisation des chasseurs dans le village. Le responsable est Souleymane.
Pour adhérer à la confrérie, il faut 12 noix de cola.
Ils ont un fétiche communautaire qui est le Dagoun.
6 - Les associations de culture
Il y a une Association de culture dans chaque quartier.
Il y a un Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a deux Associations de femme dont les noms sont : Gnènèma et Wolapié.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Dans le village, il y a un groupe de balafon joué aux fêtes et funérailles. Souleymane OUATTARA en est le responsable et le plus grand joueur de nos jours.
Il y a aussi le « ngoni » joué aux fêtes.
2 – Les loisirs
A part la danse au balafon et le « ngoni », il n’y a pas d’autres loisirs traditionnels.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il n’y a pas de mosquée, il n’y a pas d’imam.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée au profit de l’islam. La quasi-totalité des habitants se dit musulmane.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a un marigot sacré qui s’appelle Boulgboli.
Il n’y a pas d’animal sacré.
C - les fêtes et cérémonies traditionnelles
Comme cérémonies traditionnelles, il y a la célébration des funérailles et l’adoration du marigot sacré.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire dans le village.
Il y a un centre d’alphabétisation et d’apprentissage de métier. Il a été financé par l’UNICEF et ouvert en 2004.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à Dakoro à 4km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 4km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a un seul forage dans le village. Il est fonctionnel. Il n’y a pas de puits à grand diamètre. Il y a un second forage en cour de réalisation.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a un marigot dont le nom est Bouli.
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton est la principale culture de rente depuis 1984.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : SINKAHA
Nom senoufo : SINKAHA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français SINKAHA et ses habitants « sinkahalais ».
En senoufo, le village est aussi appelé SINKAHA et signifie « le village de Sin».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 2km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de DAKORO chef-lieu de commune. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de trois quartiers qui sont : Bangorkaa, Siakaha et Sinkaha.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Seydou OUATTARA
Le village a été fondé par Kadjon OUATTARA venu de Badara au temps de la traîte négrière. Il était à la recherche de terres fertiles et il découvrit ce lieu paisible et propice à l’agriculture.
2 – Evénement du village
Le village a été marqué par la maladie du ver de Guinée. Il a connu aussi les travaux forcés.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de DAKORO, le village relève des mêmes structures administratives que celles de DAKORO.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 564 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent le nom de famille OUATTARA. Il y a des marka aussi.
On compte trois grandes familles dans ce village.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il n’y a pas de forgeron dans le village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il n’y a pas de guérisseur ; il y a par contre un devin qui s’appelle Tènè Zié OUATTARA.
5 – Les chasseurs
Il n’y a pas d’organisation de chasseur dans le village.
6 - Les associations de culture
Il y a une Association de culture dans chaque quartier.
Il y a un Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme dans le village.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Dans le village, il n’y a qu’un groupe de balafon comme ensemble musical traditionnel. Il est joué à toutes les occasions de fêtes et grande cérémonie.
2 – Les loisirs
A part la danse au balafon, il y a les jeux de mains des filles comme loisirs traditionnels.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il n’y a pas de mosquée, il n’y a pas d’imam.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée depuis très longtemps.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il n’y a pas d’animal sacré.
C - les fêtes et cérémonies traditionnelles
Comme cérémonies traditionnelles, il y a la célébration des funérailles et l’adoration du « Kafailou ».
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire dans le village. Les enfants vont à Dakoro à 2km pour la scolarisation.
Il n’y a pas de centre d’alphabétisation.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à Dakoro à 2km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 2km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a un seul forage dans le village. Il a été réalisé en 1984 et est encore fonctionnel. Il n’y a pas de puits à grand diamètre.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a un marigot dont le nom est Boulougou.
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton est la principale culture de rente depuis 1984.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : KAMRAGA
Nom senoufo : KAMRAGA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français KAMRAGA et ses habitants « kamragalais ».
En senoufo, le village est aussi appelé KAMRAGA et signifie « lieu mouvant ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 3km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de DAKORO chef-lieu de commune. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de deux quartiers qui sont : Kamraga et Sokoura.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Komi OUATTARA
Le village aurait été fondé par Mamia Ladji OUATTARA, un homme originaire de l’actuel village de Moadougou. Il aurait quitté son village d’origine vers la fin du 19ème siècle, à la recherche de terres cultivables. Il découvrit ce lieu sablonneux et s’y installa ; d’où le nom « kamraga » donné au village.
Le fondateur serait un senoufo du sous-groupe « komolo ».
2 – Evénement du village
Le village a connu les travaux forcés de 1920 à 1932.
Il a connu également la famine en 1963.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de DAKORO, le village relève des mêmes structures administratives que celles de DAKORO.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 589 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo.
On compte cinq grandes familles dans ce village.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent les noms de famille COULIBALY et sont originaires de Kankalaba où ils vont faire leurs rites. Ils peuvent se marier avec les autres habitants du village et ont pour totem la panthère.
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2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a deux devins dans le village. Ils se nomment Zonon et Gnélé Bê ; ils portent le nom de famille OUATTARA.
5 – Les chasseurs
Il n’y a pas d’organisation de chasseur dans le village.
6 - Les associations de culture
Il y a une Association de culture dans chaque quartier.
Il y a un Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Associations de femme dont le nom est Wolapié. La responsable est Minata OUATTARA.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Dans le village, il y a un groupe de balafon joué aux fêtes et funérailles. Salif OUATTARA en est le responsable et le plus grand joueur de nos jours.
2 – Les loisirs
A part la danse au balafon, il n’y a pas d’autres loisirs traditionnels.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a une mosquée. Yaya OUATTARA est le premier musulman et l’actuel imam du village.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il n’y a ni lieu sacré, ni animal sacré.
C - les fêtes et cérémonies traditionnelles
Comme cérémonies traditionnelles, il y a la célébration des funérailles.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire dans le village.
Il n’y a pas de centre d’alphabétisation.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à Dakoro à 4km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 4km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a un seul forage dans le village. Il a été réalisé en 2010 et est fonctionnel.
Il y a un puits à grand diamètre. Il a été réalisé en 1994.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a deux marigots : Locologui et Gninlougui.
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton est la principale culture de rente depuis 1979.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : KOLON
Nom senoufo : BAKAHA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français KOLON et ses habitants « kolonlais ».
En senoufo, le village est appelé BAKAHA.
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 5km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de DAKORO chef-lieu de commune. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de six quartiers qui sont : Woromaya, Ziéguala mang, Vouziékaha, Nié N’Golokaha, Nianfon N’Golokaha et Zélléniéllé Zié.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Ziéwo Blahima OUATTARA
Le village a été fondé par Voubô OUATTARA, vers la fin du 19ème siècle. Voubê était originaire de Niangoro sur les rives du fleuve Léraba. Il avait quitté son village d’origine à la recherche de terre cultivable et d’un lieu paisible pour sa famille.
2 – Evénement du village
Le village a été marqué par la maladie du ver de Guinée. Il a connu aussi les travaux forcés vers 1923.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de DAKORO, le village relève des mêmes structures administratives que celles de DAKORO.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 673 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo.
On compte trois grandes familles dans ce village.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent le nom de famille OUATTARA. Ils ne se marient pas aux autres habitants du village.
Ils fabriquent les outils et leurs femmes tissent les vans.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a un devin dans le village. Il s’appelle Niéllé Nia OUATTARA.
5 – Les chasseurs
Les chasseurs du village de Bakaha forment une même organisation avec ceux du village de Dakoro.
6 - Les associations de culture
Il y a deux Associations de culture.
Il y a deux Groupements de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme ; le nom est Wolapié.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Dans le village, il y a deux groupes de balafon joué aux fêtes et funérailles.
2 – Les loisirs
A part la danse au balafon, il n’y a pas d’autres loisirs traditionnels.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il n’y a pas de mosquée, il n’y a pas d’imam.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il n’y a ni lieu sacré, ni animal sacré.
C - les fêtes et cérémonies traditionnelles
Comme cérémonies traditionnelles, il y a la célébration des funérailles.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire dans le village.
Il y a un centre d’alphabétisation et d’apprentissage de métier. Il a été financé par l’UNICEF et ouvert en 2004.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à Dakoro à 5km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 5km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a un seul forage dans le village. Il a été réalisé en 2000 et est encore fonctionnel. Il n’y a pas de puits à grand diamètre.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton est la principale culture de rente depuis 1987.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : DOFESSO
Nom senoufo : DOKAHA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français DOFESSO et ses habitants « dofessolais ».
En senoufo, le village est appelé DOKAHA et signifie « le village de Dô ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 4km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de DAKORO chef-lieu de commune. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de trois quartiers.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Mamadou OUATTARA
Le village a été fondé vers la fin du 19ème siècle, par Dô OUATTARA, un homme venant des rives du fleuve Léraba. Dô était à la recherche de terres cultivables. Il avait fui la guerre de Samory TOURE dans la région de Korogho pour venir s’installer au bord du fleuve Léraba. C’est de là qu’il est venu fonder le village qui porte son nom.
2 – Evénement du village
Le village a connu la famine et les travaux forcés.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de DAKORO, le village relève des mêmes structures administratives que celles de DAKORO.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 356 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
Le village est formé d’une seule et très grande famille.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il n’y a pas de forgeron dans le village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a trois devins et guérisseurs dans le village. Ce sont : Gnonzié, Gnira Zanga et Gnamon N’Golo ; ils portent tous le nom OUATTARA.
5 – Les chasseurs
Les chasseurs du village forment une même organisation avec ceux du village de Dakoro.
6 - Les associations de culture
Il y a une Association de culture dans le village.
Il n’y a pas de Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme ; le nom est Fougnigué.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Il n’y a aucun ensemble musical traditionnel dans ce village.
2 – Les loisirs
Il n’y a pas de loisirs traditionnels.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il n’y a pas de mosquée, il n’y a pas d’imam.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a un arbre sacré.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire dans le village.
Il n’y a pas de centre d’alphabétisation.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à Dakoro à 4km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 4km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a un seul forage dans le village. Il a été réalisé en 1984 et est encore fonctionnel. Il n’y a pas de puits à grand diamètre.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a deux marigots.
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton était la principale culture de rente depuis 1982.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : KAGBOGORA
Nom senoufo : KAGBOGO
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français KAGBOGORA et ses habitants «kagbogoralais ».
En senoufo, le village est appelé KAGBOGO et signifie « ils se sont regroupés ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 9km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de KASSEGUE. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de deux quartiers.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Issa et Mamadou OUATTARA
Le village a été fondé par Dô OUATTARA qui avait fui les travaux forcés pour se réfugier ici. Il résidait avant dans le village de Niankorodougou. D’ailleurs quand il y a eu une accalmie des travaux forcés, certains habitants du village sont repartis s’installer à Niankorodougou.
Nos femmes sont de très bonnes potières et le site ici est très favorable. C’est ce qui motive notre installation dans la zone.
2 – Evénement du village
Le village a connu la maladie du vers de guinée et les travaux forcés.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de KASSEGUE, le village relève des mêmes structures administratives que celles de KASSEGUE.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 322 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA. Il y a aussi des turka qui viennent de s’installer dans le village.
Le village est formé de cinq grandes familles.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent le nom de famille COULIBALY et sont originaires de Tourni. Les hommes travaillent le fer et les femmes préparent le dolo.
Ils font leurs rites avec les forgerons du village de Tourni. Ils peuvent se marier avec les autres habitants du village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a deux devins et guérisseurs dans le village. Ce sont : Niavoun et Dô ; ils portent tous le nom OUATTARA.
5 – Les chasseurs
Les chasseurs du village de Kagbogo relèvent de la même organisation que celle du village de Kasségué.
6 - Les associations de culture
Il y a une Association de culture par quartier.
Il y a un Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme ; le nom est Benkadi.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Il y a deux ensembles musicaux traditionnels dans le village : le balafon et le « kayoli ».
2 – Les loisirs
A part la danse aux instruments de musique précités, il y a les jeux des enfants.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il y a des chrétiens dans le village. Mais ils n’ont pas de lieu de culte.
Siaka OUATTARA a été le premier chrétien du village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il n’y a pas de mosquée, il n’y a pas d’imam.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a un lieu sacré appelé « Wolouk gboli ».
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire dans le village.
Il y a un centre d’alphabétisation ouvert depuis 2010.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à KASSEGUE à 9km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 9km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a un seul forage dans le village. Il a été réalisé en 1990 et est encore fonctionnel. Il n’y a pas de puits à grand diamètre.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a deux marigots : Tiognazan et Bounvi.
5 – Les télécommunications
Le village n’est couvert par aucun réseau téléphonique.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton était la principale culture de rente depuis 1984.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : NIANTOGO
Nom senoufo : LODIELEME
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français NIANTOGO et ses habitants «niantogolais ».
En senoufo, le village est appelé LODIELEME et signifie « entre les quartiers ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 8km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de KASSEGUE. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de trois quartiers : Niazangavogo, Timènèkaha et Niadokaha.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Ladji OUATTARA
Le village a été fondé par Siaka Niazanga OUATTARA vers 1918.
Siaka avait quitté le village de DAKORO à la recherche de terres cultivables. Il découvrit ce lieu et s’y installa.
2 – Evénement du village
Le village a connu la maladie du ver de guinée et les travaux forcés vers 1920.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de KASSEGUE, le village relève des mêmes structures administratives que celles de KASSEGUE.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 302 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
Le village est formé d’une seule et très grande famille dont les totems sont : l’oignon, le singe et la sauce gluante.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il n’y a pas de forgeron dans le village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il n’y a ni devin, ni guérisseur dans le village.
5 – Les chasseurs
Les chasseurs du village de Niantogo relèvent de la même organisation que celle du village de Dakoro.
6 - Les associations de culture
Il y a deux Associations de culture dont les noms sont : Yéwagnon et Wolapié.
Il y a un Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme ; le nom est Wolapié.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Il y a le balafon comme ensemble musical traditionnel. Bagui OUATTARA en est le responsable et le plus grand joueur.
2 – Les loisirs
Il y a les jeux des enfants.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il n’y a pas de mosquée, il n’y a pas d’imam. Siramani OUATTARA a été le premier musulman du village.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a un lieu sacré appelé « Katiri ». Son totem est l’oignon.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire dans le village.
Il y a un centre d’alphabétisation. Mais il est fermé depuis cinq ans.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à Dakoro à 8km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 8km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a deux forages dans le village. Ils ont été respectivement réalisés en 1988 et 2011 et sont tous fonctionnels. Il n’y a pas de puits à grand diamètre.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a un marigot dont le nom est Fagbog.
5 – Les télécommunications
Le village n’est couvert par aucun réseau téléphonique.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton était la principale culture de rente depuis 1987.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : NIANGOLOKAHA
Nom senoufo : NIANGOLOKAHA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français NIANGOLOKAHA et ses habitants «niangolokahalais ».
En senoufo, le village est appelé NIANGOLOKAHA et signifie « village de Niangolo ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 7km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de KASSEGUE. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de trois quartiers : Lagasinvogo, Laminevogo et Morvogo.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Niazié Madou OUATTARA
Le village a été fondé par Niangolo OUATTARA, un homme venu de la région de Kong dans l’actuel Côte d’Ivoire. Il avait fui la guerre de Samory TOURE pour trouver un lieu paisible pour sa famille. Il découvrit ce lieu fertile où il s’installa avec sa famille. Le village portera son nom.
2 – Evénement du village
Le village a connu la maladie du ver de guinée et la famine.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de KASSEGUE, le village relève des mêmes structures administratives que celles de KASSEGUE.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 481 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
Le village est formé de trois grandes familles. Le totem de ces familles est l’oignon, le singe et la sauce gluante.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il n’y a pas de forgeron dans le village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il n’y a ni devin, ni guérisseur dans le village.
5 – Les chasseurs
Les chasseurs du village de Niangolokaha relèvent de la même organisation que celle du village de Dakoro.
6 - Les associations de culture
Il y a deux Associations de culture dans le village : Wobin et Binmatana.
Il y a un Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Il y avait le balafon comme ensemble musical traditionnel dans le village. Le groupe n’existe plus de nos jours.
2 – Les loisirs
Il y a les jeux des enfants.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il n’y a pas de mosquée, il n’y a pas d’imam. Lamine OUATTARA a été le premier musulman du village.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a un lieu sacré appelé « Katiri ».
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il y a une école primaire à une classe dans le village. Elle vient d’ouvrir en 2011.
Il n’y a pas de centre d’alphabétisation.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à Dakoro à 7km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 7km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a deux forages dans le village. Ils ont été respectivement réalisés en 1985 et 2003 et sont fonctionnels. Il n’y a pas de puits à grand diamètre.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a deux marigots : Dougofk et Logninè. Le totem de ces deux marigots est l’oignon.
5 – Les télécommunications
Le village n’est couvert par aucun réseau téléphonique.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton était la principale culture de rente depuis 1987.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : BENGUEDOUGOU
Nom senoufo : BIGUAIKAHA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français BENGUEDOUGOU et ses habitants «benguedougoulais ».
En senoufo, le village est appelé BIGUAIKAHA et signifie « maison des greniers ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 11km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de KASSEGUE. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de trois quartiers : Ziégnonkaha, Binaikaha et Komisokaha.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Yacouba et Mamadou OUATTARA
Le village a été fondé par Vou N’Golo OUATTARA originaire de la région de Korogho dans l’actuel Côte d’Ivoire. Il avait fui la guerre de Samory TOURE pour chercher une zone paisible.
Il vint s’installer dans cette zone très fertile où il faisait de très bonnes récoltes. Il avait beaucoup de greniers d’où le nom donné au village.
2 – Evénement du village
Le village a connu la maladie du ver de guinée et les travaux forcés en 1918.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de KASSEGUE, le village relève des mêmes structures administratives que celles de KASSEGUE.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 903 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA. Il y a aussi des bobos, des dioula et des peuls.
Le village est formé de trois grandes familles.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent le nom de famille OUATTARA et sont originaires de Fanidjama en Côte d’Ivoire. Les hommes travaillent le fer et les femmes font la vannerie.
Ils font leurs rites avec les forgerons de leur village d’origine. Ils ne peuvent pas se marier avec les autres habitants du village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a un guérisseur dans le village. Il se nomme Gnéliwa.
5 – Les chasseurs
Il y a une organisation des chasseurs dans le village. Elle est née dans les années 1990, après celle de Dakoro dont elle est une sous-organisation. Le président est Bakary OUATTARA.
Pour adhérer à la confrérie, il faut apporter une poule blanche et douze noix de colas rouges. Une femme ne peut pas adhérer sauf si elle est fille d’un grand chasseur.
Ils ont un fétiche commun qui est le Dagoun dont la cérémonie d’adoration a lieu chaque année. Chaque chasseur doit apporter à cette occasion une offrande pour le sacrifice (poulets, chèvre, cola). Les masques des chasseurs dansent à cette occasion.
6 - Les associations de culture
Il y a quatre Associations de culture.
Il y a trois Groupements de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme ; le nom est Yélapié.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Il y a deux groupes de balafon : un pour l’animation de la jeunesse et un pour les travaux agricoles.
Il y a aussi le « gnoni » des chasseurs et le « kayoli ».
2 – Les loisirs
A part la danse aux instruments de musique précités, il y a les jeux des enfants.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il y a un seul chrétien dans le village. Il s’appelle Barthélémy DAKUO.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il n’y a pas de mosquée, il n’y a pas d’imam.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
Il y a un fétiche communautaire dans le village. Son nom est « Konnoron ». Il est arrivé au village en 1991 de la Côte d’Ivoire, par Tiéba Kamiso OUATTARA. Il a pour rôle de protéger le village. Tout le monde peut voir ce fétiche.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a deux lieux sacrés « Gnièvou et Baloug». Leur totem est l’oignon.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il y a une école primaire à une classe dans le village. Elle a été ouverte en 2011.
Il y a un centre d’alphabétisation ouvert depuis 2010.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à DAKORO à 11km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 11km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a trois forages dans le village. Ils sont tous fonctionnels. Il n’y a pas de puits à grand diamètre.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a trois marigots : Sanougoudjé, Boungologo et Bloudji.
5 – Les télécommunications
Le village n’est couvert par aucun réseau téléphonique.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton était la principale culture de rente depuis 1986.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : KANYEHIN
Nom senoufo : KANYEHIN
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français KANYEHIN et ses habitants «kanyehinlais ».
En senoufo, le village est appelé KANYEHIN et signifie « terre rouge ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 8km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de LOMAGARA. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de deux quartiers : Kafonon et Kaliè.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Mamadou OUATTARA
Le village a été fondé par N’Golo Mamadou OUATTARA venu des rives du fleuve Léraba. Le fondateur était à la recherche de terres cultivables. Il découvrit cette zone où la terre était rouge ; d’où le nom donné au village.
Le village a été fondé au temps de la traite négrière.
2 – Evénement du village
Le village a connu la maladie du ver de guinée et la famine.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de LOMAGARA, le village relève des mêmes structures administratives que celles de LOMAGARA.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 486 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
Ils ne peuvent pas contracter un lien de mariage avec les peuls, les griots et les kodonon.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il n’y a pas de forgeron dans le village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a un guérisseur dans le village. Il se nomme Lamine Kôrôbô OUATTARA.
5 – Les chasseurs
Il n’y a pas d’organisation de chasseur dans le village.
6 - Les associations de culture
Il n’y a pas d’Associations de culture.
Il y a trois Groupements de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme ; le nom est Benkadi et la responsable est Massata OUATTARA.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Il y a un groupe de balafon dont le responsable est Lamine OUATTARA.
2 – Les loisirs
A part la danse au balafon, il y a les jeux des enfants.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il n’y a pas de mosquée, il n’y a pas d’imam.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
Il n’y a pas de fétiche communautaire dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a un lieu sacré appelé « Katiri». On n’y met pas pied les lundis.
3 – Cérémonies et fêtes traditionnelles
Il y a encore la célébration des funérailles traditionnelles dans le village et l’adoration du lieu sacré.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire dans le village.
Il n’y a pas de centre d’alphabétisation.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à DAKORO à 8km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 8km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a un forage dans le village. Il a été réalisé en 1989 et est fonctionnel.
Il y a deux puits à grand diamètre, respectivement réalisé en 1984 et 1986.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a un marigot appelé « Maliè » et dont le totem est l’oignon.
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AITEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton était la principale culture de rente depuis 1984.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : MOADOUGOU
Nom senoufo : AMON
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français MOADOUGOU et ses habitants « moadougoulais ».
En senoufo, le village est appelé AMON et signifie « le repas est prêt ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 14km du chef-lieu.
Le village est constitué de cinq quartiers : Kagbogo, Kodononkaha, Sominakaha, Lofadiélé et Nagolikaha.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Le village a été fondé au temps des guerres de Samory TOURE, par Nambé OUATTARA venu de la région de Kong en Côte d’Ivoire.
MOADOUGOU vient de « AMON » qui signifie « la nourriture est prête ». C’est donc dire que la zone était fertile et propice à l’agriculture.
2 – Evénement du village
Les événements qui ont marqué le village sont les suivants :
- Les travaux forcés entre 1920 et 1932
- La maladie du ver de guinée vers 1922
- La grande sécheresse de 1973
- La construction de l’école en 1984
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Il y a d’abord eu le délégué administratif au temps de la Révolution. Ce délégué était Mamadou OUATTARA.
Il y a ensuite les conseillers municipaux avec la communalisation intégrale du pays. Les actuels conseillers sont : Lassina, Yacouba et Daouda ; ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
Il y a un Conseil Villageois de Développement (CVD) dont le président est Ladji OUATTARA.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 2062 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA. Tous ceux qui portent ce nom ont pour totem le python. Ils ne se marient pas avec les forgerons et les griots
Il y a aussi des peuls dans le village.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il y a des forgerons dans le village. Ils portent aussi le nom de famille OUATTARA. Ils sont originaires de Kankalaba.
Les hommes travaillent à la forge et les femmes préparent du dolo. Ils font le sacrifice à l’enclume.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a un guérisseur dans le village. Il soigne les malades par les plantes.
5 – Les chasseurs
Il y a une organisation de chasseurs dans le village.
Pour y adhérer, il faut une poule blanche et 12 noix de colas.
Une femme ne peut pas adhérer.
Les chasseurs ont pour fétiche communautaire le « Dagoun » qui est originaire de DAKORO.
6 - Les associations de culture
Il y a une association de culture dans chaque quartier.
Il n’y a pas de Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a deux associations de femme : Bèmatana et Tènin madjo.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Il y a un groupe de balafon dont le responsable est Yaya OUATTARA.
2 – Les loisirs
Il n’y a pas d’autres loisirs.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a trois mosquées.
Ladji Zié OUATTARA a été le premier musulman du village.
L’actuel imam se nomme Abdoulaye OUATTARA.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
Il y a un fétiche communautaire dans le village. Somina OUATTARA en est le propriétaire. La grande adoration a lieu chaque trois ans.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a deux lieux sacrés appelés « Gniangorog» et « Tiovou ».
3 – Cérémonies et fêtes traditionnelles
Il y a encore la célébration des funérailles traditionnelles dans le village et l’adoration des lieux sacrés et du fétiche communautaire.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il y a une école primaire à six classes dans le village. Elle a été ouverte en 1984.
Il y a un centre d’alphabétisation ouvert en 1987.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à DAKORO à 14km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Konadougou pour se faire soigner
3 – Le marché
Il y a un marché dans le village. Il a été créé en 2007 et a lieu tous les six jours.
4 – Les forages et puits
Il y a cinq forages dans le village. Ils sont tous fonctionnels.
Il y a deux puits à grand diamètre, respectivement réalisé en 1988 et 2006.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a deux marigots appelés « Tiovou » et « Fawali ».
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AITEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton n’est pas cultivé dans ce village.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
Les endroits de brousse sont les suivants :
- Niangorogo dont le totem est l’oignon
- Nousou dont le totem est l’oignon
- Tiovou où on ne parle pas dioula
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : SOBA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français SOBA et ses habitants «sobalais ».
En senoufo, le village est appelé KAKPOHO et signifie « grande concession ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 14km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de MOADOUGOU. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de trois quartiers : Kounakaha, Niguèkaha et Soba.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Madou OUATTARA
Le village a été fondé par Somina OUATTARA, un homme venu de l’actuelle République du Mali. Il avait fui la guerre de Samory TOURE pour trouver un lieu paisible pour sa famille. Il découvrit ce lieu fertile où il s’installa avec sa famille. Le village va s’agrandir et portera le « Kakpoho » qui signifie « grande concession ».
2 – Evénement du village
Le village a connu les travaux forcés vers 1932.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. Mais en cas de contestation, les notables procèdent par vote pour désigner le nouveau chef.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de MOADOUGOU, le village relève des mêmes structures administratives que celles de MOADOUGOU.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 676 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA, et ont pour totem le singe.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il n’y a pas de forgeron dans le village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il n’y a ni devin, ni guérisseur dans le village.
5 – Les chasseurs
Il n’y a pas d’organisation de chasseur dans le village.
6 - Les associations de culture
Il y a une association de culture dans le village. Son nom est « Benkadi » et son responsable est Souleymane OUATTARA.
Il y a un Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme. Son nom est « Yeleen » et sa responsable est Fatoumata OUATTARA.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Il y a un groupe de balafon comme ensemble musical traditionnel dans le village. Le responsable et plus grand joueur est Fatogoma OUATTARA.
2 – Les loisirs
Il n’y a pas d’autres loisirs traditionnels.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a une mosquée. Salia OUATTARA a été le premier musulman du village. L’actuel imam est Souleymane OUATTARA.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il n’y a pas de lieu sacré.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire dans le village.
Il y a un centre d’alphabétisation ouvert par le « projet riz ».
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à Dakoro à 14km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 14km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a deux forages dans le village. Ils ont été respectivement réalisés en 1988 et 1994 et sont fonctionnels. Il n’y a pas de puits à grand diamètre.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a un marigot qui s’appelle « Pako ».
5 – Les télécommunications
Le village n’est couvert par aucun réseau téléphonique.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, coton, sorgho, haricot, arachides, etc.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : KOUDONONSO
Nom senoufo : KODONONKAHA
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français KOUDONONSO et ses habitants «koudononsolais ».
En senoufo, le village est appelé KODONONKAHA et signifie «village de Koudonon ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 14km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de MOADOUGOU. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de deux quartiers : Nillé Ziékaha et Salamènekaha.
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Version de Zantien OUATTARA
Le village a été fondé par Zanmogo OUATTARA, un homme venu de Kadonon qui est l’actuel village de Loumana. Il serait venu ici à la recherche de terres fertiles pour l’agriculture.
Il serait un grand guérisseur. Il s’est installé ici vers la fin du 19ème siècle. Il garda le nom de son village d’origine qui est Kadonon.
2 – Evénement du village
Le village a connu les travaux forcés et la maladie du ver de guinée.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. Mais en cas de contestation, les notables procèdent par vote pour désigner le nouveau chef.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de MOADOUGOU, le village relève des mêmes structures administratives que celles de MOADOUGOU.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 627 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA, et ont pour totem le baobab.
Il y a deux grandes familles dans le village : celle de Niellé Ziélé et celle de Salamènès.
Les habitants de ce village ne se marient pas avec ceux du village de Lomagara.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il n’y a pas de forgeron dans le village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il n’y a ni devin, ni guérisseur dans le village.
5 – Les chasseurs
Il y a une organisation de chasseur dans le village. Le responsable est Zanmongo.
Les chasseurs ont un fétiche commun appelé « Dangou » originaire de Kasségué.
Pour adhérer à la confrérie, il faut accomplir des rites au « Dangou » ; une femme ne peut pas adhérer à la confrérie.
6 - Les associations de culture
Il y a une association des jeunes dans le village.
Il n’y a pas de Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village.
Il y a une Association de femme. Son nom est « Otèninmadjo ».
C. Musique et loisir
1 – La musique
Il y a un groupe de balafon comme ensemble musical traditionnel dans le village. Le responsable et plus grand joueur est Ziélè OUATTARA.
2 – Les loisirs
Il n’y a pas d’autres loisirs traditionnels.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il n’y a pas de chrétien dans le village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a une mosquée. Naya Zan OUATTARA a été le premier musulman du village. L’actuel imam est Yaya OUATTARA.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée.
Il y a un fétiche que Zanmongo avait amené au village et qui porte son nom. L’actuel propriétaire est Nazinné. Ce fétiche soigne les malades et a sa grande adoration tous les 3 ans. On y sacrifie poules, chiens et bœuf. Son totem est l’oignon.
Dans le village on ne pile pas et on ne coupe pas du bois la nuit.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a une colline sacrée appelée « Niangozoun ».
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire de six classes dans le village. Elle a été ouverte en 1984.
Il n’y a pas de centre d’alphabétisation.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à Dakoro à 14km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 14km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il y a un marché dans le village. Il a été créé en 2003 et a lieu tous les six jours
4 – Les forages et puits
Il y a deux forages dans le village. Ils ont été respectivement réalisés en 2001 et 2004 et sont fonctionnels. Il y a un puits à grand diamètre.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a un marigot qui s’appelle « Bagoli Gorogo ».
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, coton, sorgho, haricot, arachides, etc.
Le coton y est cultivé comme principale culture de rente depuis 1985.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.
Monographie des villages sénoufo de la zone sud en 2011
Village de : LOFADJELE
Nom senoufo : LOFADJELE
Nom des enquêteurs : Souleymane OUATTARA et Issa OUATTARA
I – Création et situation géographique du village
A - Nom et situation géographique
1 – Le nom du village
Sur la carte administrative, le village est appelé en français LOFADJELE et ses habitants «lofadjélélais ».
En senoufo, le village est appelé LOFADJELE et signifie « derrière l’eau ».
2 – Situation géographique du village
Le village relève de la commune rurale de DAKORO dont il est distant de 15km du chef-lieu. Il est administrativement considéré comme un quartier du village de MOADOUGOU. Mais sur le plan coutumier il fonctionne comme un village à part entière.
Le village est constitué de six quartiers : Sominakaha, Kafonon, Kapaha, Kossikaha, Norfasso et Lofadjélé .
B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village
1 – Récit de fondation
Le village a été fondé par un homme originaire de la région de Korogho et portant le nom de Somina OUATTARA. Celui-ci était à la recherche de terre fertile pour l’agriculture. Le village a été fondé au temps de la guerre de Samory TOURE.
2 – Evénement du village
Le village a connu les travaux forcés et la maladie du ver de guinée.
II- L’organisation politique du village
A- La chefferie traditionnelle
1 – Les différentes chefferies traditionnelles
Dans le village, il y a un chef de village (kahafolo) qui assure l’administration du village et un chef de terre (tarifolo) qui assure les cérémonies coutumières.
2 – Succession et interdits
La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. Mais en cas de contestation, les notables procèdent par vote pour désigner le nouveau chef.
B- La chefferie administrative
1 - Les sortes de chefferies administratives
Considéré administrativement comme un quartier du village de MOADOUGOU, le village relève des mêmes structures administratives que celles de MOADOUGOU.
2 – Les rapports entre les chefferies
Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.
III – L’organisation sociale du village
A – La population
1 – Statistiques
Le village compte 301 habitants selon le recensement de 2006 (INSD).
2 – Familles totems et ethnies
Les autochtones du village sont les senoufo. Ils portent tous le nom de famille OUATTARA.
Il y a aussi des peuls dans le village.
B – Les castes et associations
1 – Les forgerons
Il n’y a pas de forgeron dans le village.
2 – Les griots
Il n’y a pas de griot dans le village.
3 – Les bouffons
Il n’y a pas de bouffon dans le village.
4 – Les devins et guérisseurs
Il y a un guérisseur dans le village. Son nom est Soungalo OUATTARA.
5 – Les chasseurs
Il y a une organisation de chasseur dans le village. Le responsable est Lamine OUATTARA.
On adhère à la confrérie par l’initiation au « Dangou » qui est le fétiche commun des chasseurs. Une femme ne peut pas adhérer à cette confrérie. Le « Dangou » des chasseurs de Lofadjélé vient du village de Kasségué.
6 - Les associations de culture
Il y a une association de culture dans le village. Son nom est « Benkadi » et son responsable est Souleymane OUATTARA.
Il n’y a plus Groupement de Producteurs de Coton (GPC) dans le village. Car le coton n’est plus cultivé.
Il y a une Association de femme dans le village.
C. Musique et loisir
1 – La musique
Il y a un groupe de balafon comme ensemble musical traditionnel dans le village. Le responsable et plus grand joueur est Ziéplé OUATTARA.
2 – Les loisirs
Il n’y a pas d’autres loisirs traditionnels.
IV – L’organisation religieuse du village
A- Les religions nouvelles
1 – La religion chrétienne
Il y a des chrétiens dans le village. Ils sont des catholiques. Luc Dramane Nignien est le premier chrétien du village.
2 – La religion musulmane
Il y a une confession religieuse musulmane dans le village. Elle est sunnite. Il y a une mosquée. Siriki OUATTARA a été le premier musulman du village. Il est également l’actuel imam.
3 – Autres religions nouvelles
Il n’y a pas autre religion nouvelle dans le village.
B- La religion traditionnelle
1 – Les fétiches
La religion traditionnelle a été abandonnée.
Il n’y a plus de fétiches communautaires dans le village.
2 – Les animaux et lieux sacrés
Il y a « Losoun », « Tiovou » comme lieux sacrés.
V – Le développement du village
A –Les infrastructures de développement
1 – Les écoles
Il n’y a pas d’école primaire dans le village.
Il y a un centre d’alphabétisation ouvert depuis 1987.
Il n’y a ni école maternelle, ni école secondaire dans le village. Les enfants doivent aller à Dakoro à 15km pour faire leurs études.
2 – Le dispensaire
Il n’y a pas de dispensaire dans le village.
Les malades doivent aller à Dakoro à 15km pour se faire soigner
3 – Le marché
Il n’y a pas de marché dans le village.
4 – Les forages et puits
Il y a un forage dans le village. Il a été respectivement réalisés en 2010 et est fonctionnel. Il y a un puits à grand diamètre réalisé en 1985.
Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.
Il y a un marigot qui s’appelle « Bantou ».
5 – Les télécommunications
Le village est couvert par les réseaux téléphoniques AIRTEL et TELMOB.
B - La vie économique
1 – L’activité économique principale
L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.
On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.
2 – L’élevage
Dans tous les villages de la région, le petit élevage est pratiqué. On y élève volailles, chèvres et moutons pour essentiellement les sacrifices ; les bœufs sont élevés par les peuls pour l’exportation et par les agriculteurs, juste pour le labour.