Monographie des villages  sénoufo Nanérégué 2010

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  Village de :    DJIGOUAN

 

 

 

 

 

 

Nom senoufo : TIEGWA                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noms des enquêteurs :      Joseph SESSOUMA

                                        Gilbert Tianzé SESSOUMA

                                        Issouf DAO             

 

 

 

I – Création et situation géographique du village

 

A - Nom et situation géographique

 

1 – Le nom du village

 

            Sur la carte administrative, le village est appelé DJIGOUAN. Mais le nom du village en sénoufo est TIEGWA.

Les habitants du village sont appelés « djigouanlais » en français ; en sénoufo ils sont appelés « tiégwabii ».

 

                        2 – Situation géographique du village

 

            Le village de DJIGOUAN fait partie de la commune rurale de SAMOROGOUAN. Il est situé à 10km du chef lieu de la commune.

            Le village est constitué de quatre grands quartiers qui sont : Klégué, Koko, Farakan et Flakin.

           

B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village

Version de Nabèrè TRAORE

 

                        1 – Récit de fondation

 

Le village de Djigouan a été fondé par Katièrè TRAORE, un redoutable chasseur venu du village de Kangala au Tagbara, vers 1800.

C’est à cause de l’abondance du gibier que le fondateur s’est installé sur ce site.

Le nom du village « Djigouan » vient du mot Sénoufo « tiegwa » qui signifie « les caïcédrats secs ». En effet, lors de la fondation du village, le fondateur trouva des caïcédrats secs et décida de s’installer sous ses arbres ; d’où le nom donné au village « tigwayé ».

 

2 - Grand événements du village

 

Le village a été détruit lors des guerres de Sikasso. Le jour de la bataille, tous les jeunes étaient partis dans un village « sembla » pour une fête. En leur absence, les vieux ne pouvaient pas défendre le village et celui-ci fut détruit.

De nos jours, la route empruntée par le bataillon, existe toujours. De retour de la fête, les jeunes trouvant le village détruit, se dispersèrent ; certains partirent vers la zone de Kourouma où ils sont de la chefferie ; on les appelle les « Gnidougoubi » à Sadina. D’autres partirent vers la zone de Sokoro où on les appelle aussi « Gnidougoubi ».

Après cette bataille, le village fut reconstruit par certains de nos guerriers. Mais une autre bataille eut lieu encore en l’absence de ces  guerriers qui étaient allés aux funérailles d’un village voisin au temps du règne de Founoumagan à Samorogouan. Après les funérailles, ils allèrent trouver encore les assaillants sur les lieux. Un renfort venu de Samorogouan les aida à chasser les ennemis.

Le chef de Samorogouan invita les habitants de Djigouan à venir s’installer à Samorogouan pour être à l’abri des attaques. Ils acceptèrent. Mais après quelques années passées chez le chef, les Djigouanlais demandèrent la permission pour aller reconstruire leur village. C’était au temps du chef Zoudrè.

Il y a eu aussi dans notre village la maladie du sommeil, la variole et la méningite.

Nous avons aussi fait les travaux forcés du temps du règne de Founoumagan jusqu’à celui de Tembani. Cette époque se caractérisait par le pillage des récoltes, des cueillettes, et l’exploitation des habitants.

 

II- L’organisation politique du village

    

       A- La chefferie traditionnelle

 

                        1 – Les différentes chefferies traditionnelles

 

            Dans le village de Djigouan, il existe deux sortes de chefferies traditionnelles :

-  Koulfo (chef coutumier) : il s’occupe des adorations ; le chef actuel est Yacouba TRAORE

- Kanhafolo (chef de village) : il s’occupe de l’administration du village. Le chef actuel est Nabèrè TRAORE  

   

2 – La généalogie des différents chefs

 

   Voici la généalogie des chefs de village de Djigouan : Katiéré, Yakatien, Zôhôré, Dogo, Zanga, Zé et Nabèrè qui est l’actuel.

            A part Dogo qui est OUATTARA, tous les autres portent le nom de famille TRAORE. Dogo n’était pas de la lignée du chef ; la chefferie lui avait été seulement confiée le temps de trouver un héritier.

 

                        3 – Succession et interdits

 

La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort. Une femme ne peut pas accéder à ce poste.

 

          B- La chefferie administrative

 

            1 - Les sortes de chefferies administratives

           

Le délégué administratif établi sous la Révolution ; Wabaga TRAORE était ce délégué.

Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays ; les actuels conseillers du village sont : Djénéba OUATTARA et Nabèrè TRAORE qui est aussi le 2ème adjoint du maire de la commune de Samorogouan.

Le conseil villageois de développement (CVD)

 

            2 – Les rapports entre les chefferies

 

            Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat. Quelques fois, ces deux chefferies sont assurées par la même personne tel que dans le cas du délégué et chef du village.

 

III – L’organisation sociale du village

 

             A – La population

 

            1 – Statistiques

 

Le village compte 1578 habitants selon le dernier recensement.

 

                        2 – Familles et ethnies et totems

 

Le village de Djigouan compte trois ethnies: les sénoufo, les mossi et les peuls.

Les grandes familles autochtones qu’on trouve à Djigouan sont les suivantes :

-         famille TRAORE dont le totem est la panthère et le chat ; le responsable est Nabèrè

-         famille KONE dont le totem est le singe et le caïman ; les responsables sont Zanga et Gnazé

-         famille OUATTARA dont le totem est le chien ; le responsable est Zanga

-         famille BENGALY dont le totem est inconnu ; le responsable est Nogozanga

-         famille KONATE dont le totem est inconnu

 

Les habitants du village de Djigouan ne se marient pas avec les habitants du village de Sourou. Car, il semble que ce serait par la faute des habitants de Sourou que Djigouan a été détruit au temps des guerres de Sikasso.

 

            B – Les castes et associations

 

                        1 – Les forgerons

 

Il y a des forgerons dans le village. Ils sont venus du village de Kouka. Ils portent les noms de famille ZALE, KINDA et NYAMPA.

Ils travaillent le fer pour fabriquer essentiellement des charrues et charrettes. Leurs femmes n’ont pas d’activités spécifiques. Ils n’ont pas de rites propres.

 

                        2 – Les griots

 

Il n’y a pas de griot dans le village.

 

                        3 – Les bouffons

 

            Il n’ y a pas de bouffon dans le village.

 

                        4 – Les devins et guérisseurs

 

            Il n’y a  plus ni devin ni guérisseur dans le village.

            Par le passé, celui qui était le plus renommé s’appelait Zanga OUATTARA

 

 

 

                                   5 – Les chasseurs

 

            Il y a une organisation de chasseurs dans le village. Le chef se nomme Magassigué OUATTARA.

Ces chasseurs font leurs cérémonies avec ceux de Samorogouan. Ils n’ont pas de fétiche commun et n’ont  pas d’instruments de musique.

On adhère à la confrérie en apportant 5 poulets et des noix de cola. Une femme ne peut pas adhérer à la confrérie.

 

                        6 - Les associations de culture

 

Il y a une association de culture pour les jeunes. Le responsable est Koulna TRAORE.

Il y a aussi des Groupements de Producteurs de Coton (GPC) qui sont : Ala kabo, Fié koulé, Teega wendé, Yankadi, Manegtaaba, Noumoussoro.

Il y a une association de femmes dans le village ; la responsable est Fatoumata OUATTARA

 

          C. Musique et loisir

 

                        1 – La musique

 

Dans le village de Djigouan, il y a :

- un groupe de balafon dont le responsable est Drissa KONE ; le premier balafon est venu de Samorogouan. Les plus grands joueurs par le passé ont été Dogo, Ykna et Kloudan ;  les actuels grands joueurs sont Siaka et Gnazé

- le « Guinigué », Tam-tam de guerre, joué aux funérailles des anciens et aux très grandes fêtes.

 

                        2 – Les loisirs

 

A part la danse aux instruments de musique cités, le village ne connaît pas d’autres loisirs.

 

IV – L’organisation religieuse du village

 

            A- Les religions nouvelles

 

                        1 – La religion chrétienne

 

            Il y a des protestants (pentecôtistes) dans le village. Ils ont un lieu de culte. Le premier chrétien dans le village a été Adama Koné et le premier missionnaire à venir dans ce village est Thomas GOUETA.

 

                        2 – La religion musulmane

 

            Il y a deux confessions religieuses musulmane dans le village : sunnite et chiite. Il y a une mosquée à Flakin.

 

 

 

                        3 – Autres religions nouvelles

 

A part l’islam et le christianisme, il n’y a plus de religion nouvelle dans le village.

 

         B- La religion traditionnelle

 

                        1 – Les fétiches

 

            Le principal grand fétiche dans le village de Djigouan est le « Konon » ; le propriétaire est Yacouba TRAORE. Ce fétiche vient de Nèba au Mali. Pour l’adoration, il faut des chèvres et poulets.

La généalogie des propriétaires du Konon est la suivante : Bougouna, Dogo, Gnaga, Yarguigna, N’Golo et Yacouba qui est l’actuel.

Les femmes et les non initiés ne peuvent pas voir le Konon. Pour être initié, il faut une noix de colas et 25F CFA. Une femme ne peut pas être initiée.

           

                        2 – Les animaux et lieux sacrés

           

            Dans le village de Djigouan, il y a un bouc sacré vieux de 11 ans cette année.

            Il y a des lieux sacrés qui sont : Kouné, Katiarè, Togo, Siguissi et Gossogué.

            Dans le village, il est interdit de piler la nuit ou de couper du bois.

 

                     C - les fêtes et cérémonies traditionnelles

 

            Les fêtes et cérémonies traditionnelles dans le village de Djigouan  sont essentiellement les adorations des lieux sacrés et du fétiche « konon ».  Il y a aussi les funérailles et les initiations.

 

 V – Le développement du village

 

          A –Les infrastructures de développement

 

                        1 – Les écoles

 

Il y a une école primaire  à trois classes, construite en 2005 ; deux classes ont été financées par le PNGT et une par l’OCADES.

Le directeur actuel et le premier est Boureima.

            Il n’y a ni école secondaire ni maternelle. Les élèves doivent aller à Samorogouan situé à 10Km pour l’école secondaire.

            Il y a un centre d’alphabétisation (CPAF) construit par le PNGT en 2003.

 

                        2 – Le dispensaire

 

Il n’y a pas de dispensaire dans le village. Les malades doivent aller à Samorogouan à 10km pour se faire soigner.

 

                        3 – Le marché

 

Le village n’a pas de marché

 

                        4 – Les forages et puits

 

            Il y a six forages et un puit à grand diamètre, situés comme suit :

-         Trois forages au quartier Kalèguè

-         Un forage à Koko.

-         Un forage à Flakin 

-         Un puit à grand diamètre inachevé.

 

Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.

Le village a un marigot appelé Lokelè où se trouve le poisson sacré.

 

            5 – Les télécommunications

 

Le village de Djigouan n’a aucune couverture téléphonique.

 

           B - La vie économique

 

                        1 – L’activité économique principale

 

L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides,  igname, patates, riz, etc.

On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.

Le coton y est cultivé comme culture de rente depuis 1954

            Le nom des endroits de brousse sont les suivants : Sagayague, Gagougué, Sadoguegue, Dagagui, Kassigua, Souflague et Fougoriyé.

                       

                        2 – L’élevage

 

Le petit élevage est pratiqué dans le village. On y élève bœufs, moutons, chèvres et volailles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monographie des villages  sénoufo nanérégué 2010

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                      Village de :    KARNA

 

 

 

 

 

 

                      Nom senoufo:  KARNA                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noms des enquêteurs :         Issouf DAO, Joseph SESSOUMA,

                                                    Gilbert SESSOUMA              

 

 

I – Création et situation géographique du village

 

A - Nom et situation géographique

 

1 – Le nom du village

 

               Le nom du village sur la carte administrative est KARNA. Le village est appelé aussi KARNA en senoufo et signifie « il y a la viande ici ».

               Les habitants du village sont appelés « karnalais » en français et « karnasin » en senoufo.

 

                        2 – Situation géographique du village

 

                  Le village de KARNA relève de la commune rurale de Samorogouan. Il est distant de 14 kilomètres du chef lieu de la commune.

                  Le village comprend trois grands quartiers qui sont : Koromo, Kwan et Sagni.

                                                                

A-      Les récits de fondation et les événements du village

 

         1 – Quelques récits recueillis

 

Version de TANOU Bakary, le plus ancien des bolon

Le village de Karna a été fondé par deux frères venus de Siri à l’Ouest de N’Dorola. Le grand frère s’appelait Lamine et le petit frère se nommait Bogna. Bogna fut le chef coutumier et son frère aîné, chef du village.

Les deux frères venaient de s’installer quand ils entendirent des chants de coqs. Ils décidèrent de chercher qui habitait les environs ; ils trouvèrent installé pas loin, un certain Lozé avec sa famille. Lozé était un Sénoufo. Les deux frères lui proposèrent de se joindre à eux pour être plus fort afin de lutter contre les assaillants ; à cette époque, il y avait des guerres tribales. Lozé  leur expliqua qu’il était le premier occupant et de fait c’était plutôt eux qui devaient se joindre à lui pour faire communauté. Après une longue discussion, ils s’accordèrent à regarder l’intérieur des cases pour savoir qui était réellement le plus ancien des lieux. L’inspection donna raison aux deux frères qui avaient leur case noircie de fumée.

Le nom du village Karna vient du sénoufo et signifie : « village de la viande »

 

Version de COULIBALY Karfa, chef coutumier des Sénoufo

Notre village a été fondé par des Bolon. Mais le premier ancêtre sur la terre de Karna venait de « Soukola ». C’était un chasseur nommé Farivo. Il avait deux frères, Yatouba et Lozé. Installés d’abord à Lerasso, les trois frères décidèrent de venir occuper ces lieux ; mais c’est Farivo qui fut le premier à y venir. C’est donc à lui que les Bolon proposèrent de s’associer à eux. Il accepta et les Bolon lui cédèrent leurs maisons. 

 Les Bolon construisirent de nouvelles maisons sur le site de l’actuel quartier Bolon.

Les Bolon selon leurs coutumes, enterraient leurs morts dans les maisons ; ce qui allait contre les coutumes des Sénoufo. Ces derniers, chaque fois qu’ils voulaient pétrir du banco, se heurtaient aux ossements humains sur les ruines des maisons autrefois habitées par les Bolons.

Le nom du village de Karna signifie « les queues de gibier ». En effet, notre ancêtre était un redoutable chasseur qui avait l’habitude d’attacher les queues des gibiers qu’il abattait à un arbre au bord de la route. Alors les passants disaient entre eux : « kar nagne » (des queues de gibier).

Pour les sacrifices, mes ancêtres détenaient le « kouné » qui par la suite a été remis aux Bolon ; car les chasseurs ne se trouvaient pas toujours sur place au moment de certains sacrifices.  Mais à chaque sacrifice, la viande est divisée en deux parts égales, entre les Sénoufo et les Bolon.

 

            2 – Les grands événements du village

 

Selon Bakary TANOU, ce qui a marqué le village comme grand événement, c’est les travaux forcés au temps de Tembani, chef de canton de Samorogouan.

 

II - L’organisation politique du village

    

          A- La chefferie traditionnelle

 

                    1 – Les différentes chefferies traditionnelles

 

Dans le village de Karna, il y a deux sortes de chefferies traditionnelles : chef coutumier et chef de terre. Les deux sont gérées par une même personne ; l’actuel chef est Karfa COULIBALY résidant au quartier Koromo.

 

2 – La généalogie des différents chefs

 

  Les différents chefs qui se sont succédés dans le village de Karna sont les suivants : Yanongna, Yafon, Guessiri, Diefoutogo, Yassoyara, Zangdian, Wotirigué, Zandogo et l’actuel qui est Karfa.

 

            3 – Succession et interdits

 

La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort. Une femme ne peut pas accéder à ce poste.

Le chef ne doit pas manger « katchou stièné » une variété de souris. Il ne doit pas également manger « pon koutringué » un chien au pelage bariolé.

 

          B- La chefferie administrative

 

                          1 - Les sortes de chefferies administratives

                                   

                  Deux sortes de chefferies administratives se sont succédées dans ce village : Il y a d’abords eu le délégué administratif établi sous la révolution ; il y a ensuite les conseillers avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays. Les actuels conseillers du village sont Lamoussa BAMBA et Minata SESSOUMA

                  Il y a de nos jours le conseil villageois de développement (CVD) dont le président est Katé BAMBA.

 

 

 

                          2 – Les rapports entre les deux chefferies

 

                  Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.

 

III – L’organisation sociale du village

 

            A – La population

 

                           1 – Statistiques

 

           Le village compte 1531 habitants selon le dernier recensement.

 

                           2 – Famille, ethnies et origines

 

Dans le village de Karna, il y a trois principales ethnies qui sont : les bolon, les senoufo et les mossi.

Les grandes familles qui sont dans le village sont les suivantes :

         - la famille KOROMA/COULIBALY avec pour chef Karfa au quartier Koromo

         - la famille SANOGO au quartier Sagni avec pour responsable N’Go djan

         - la famille KONATE avec pour responsable Kouldégué

         - la famille SESSOUMA avec pour responsable Madou

 

                           3 – Nom de famille et totems

 

On trouve les noms de famille suivants à Karna : COULIBALY ou KOROMA, SANOGO, KONATE, SESSOUMA

Les totems des ces familles sont :

-    KOROMA /COULIBALY ne mange pas le chien gris et la souri « skiéné »

-    SANOGO ne mange pas la tortue géante

-    KONATE ne mange pas une sorte de silure et un genre de criquet

-    SESSOUMA ne mange pas le python

 

        B- Les castes et associations

 

                     1 – Les forgerons

 

Il y a des forgerons dans le village de Karna. Ils sont originaires du village de Lotougola au Mali. Ils portent tous le nom de faille BERTHE ; ils travaillent le fer et le bois.

Ils ont modernisé leurs outils de travail et confectionnent essentiellement des charrues et charrettes. Leurs femmes faisaient la poterie et la vannerie. Mais elles ont tout abandonné et sont simples ménagères.

Ils n’ont pas de rites propres ; ils fonts seulement le sacrifice à l’enclume. Ils ne se marient pas aux peuls. Pour le moment aucun d’entre eux ne s’est marié à un autochtone du village ; mais cela n’est pas un interdit.

 

 

            2 – Les griots

 

Il n’y a pas de griot dans le village.

 

               3 – Les bouffons

 

Il n’y a pas de bouffon dans le village.

 

 

               4 – Les devins et guérisseurs

 

Il n’y a ni guérisseur ni devin dans le village

 

               5 – Les chasseurs

 

   Il y a une organisation de chasseurs dans le village ; le responsable est Daouda TRAORE.

Ils n’ont pas de fétiche commun et n’ont pas d’instruments de musique.

Pour adhérer à la confrérie, il faut donner 1000F CFA

Ils peuvent tuer tout gibier, à condition de savoir en conjurer le mauvais sort. De toute façon il n’y a plus tellement de gibier dans la zone.

 

                   6 - Les associations de culture

 

         Il y a deux associations de culture sans nom pour les hommes. La première association a pour responsable Kassoum KONATE et la deuxième Brama SANOGO

         Il y a trois Groupements des Producteurs de Coton (GPC) dont les noms sont : Faso gnataga, Benkadi et Bambana.

         Il n’y a pas d’association de culture pour les femmes.

 

          C. Musique et loisir

 

                      1 – La musique

 

Il y a deux groupes de balafon dans le village. Un chez les senoufo et un chez les bolon. Tous ces balafon son originaires du village de Samoghoyiri.

 

                      2 – Les loisirs

 

A part la danse au balafon, le village de Karna ne connaît pas d’autres loisirs.

 

IV – L’organisation religieuse du village

 

          A- Les religions nouvelles

 

                           1 – La religion chrétienne

 

Il y a la religion chrétienne dans le village : les protestants et les catholiques.

Il y a deux lieux de culte à Karna : une église pour les protestants construite à coté du quartier bolon et une pour les catholiques à coté de l’école.

Le premier converti du village au catholicisme est Lamoussa et chez les protestants est Yayou KONATE.

 

            2 – La religion musulmane

 

Il y a la religion musulmane dans le village ; elle est sunnite. Il y a une mosquée au quartier Zémakan ; l’imam est Madou KONATE.

 

                           3 – Autres religions nouvelles

 

A part l’islam et le christianisme, il n’y a aucune autre religion nouvelle dans le village.

 

             B- La religion traditionnelle

 

                           1 – Les fétiches

 

Comme fétiche principal dans le village de Karna, il y a le « nangué ou koutounougué » dans les trois grandes familles autochtones du village. On y sacrifie uniquement des coqs rouges ou noir blancs.

Après les sacrifices, toute personne désirant aller en voyage peut prendre un peu de terre du lieu pour l’emporter afin de revenir sain et sauf. Mais au retour de voyage, l’intéressé devra d’abord aller remettre cette terre avant même de boire l’eau de l’étranger.

           

            2 – Les animaux et lieux sacrés

 

Le village de Karna n’a pas d’animal sacré.

Il y a deux collines sacrées qui sont : Sadeba et Danzana.

 

C – Fêtes et cérémonies traditionnelles

 

Le village de Karna connaît les cérémonies des funérailles et l’initiation au « korigué ».  Ces cérémonies ont lieu à la période des mois de mars et avril.

 

V – Le développement du village

 

            A –Les infrastructures de développement

                          

                           1 – Les écoles

 

Il y a une école primaire à trois classes dans le village ; elle a été construite en 1980 par la population. L’actuel directeur est Monsieur TOU. Les statistiques pour l’année scolaire 2009/2010 sont les suivantes :

 

Classe

Garcons

Filles

total

CP1

46

30

76

CE1

42

15

57

CM1

08

04

12

CM2

13

06

19

Total

109

55

164

 

              NB L’école a fait un tau de succès de 100% au CEP en 2009

 

Il n’y a pas d’école secondaire dans le village et les élèves doivent se rendre à Samorogouan distant de 12 km.

 

                           2 – Le dispensaire 

 

Il y a un dispensaire qui vient d’être construit en 2009 ; il n’est pas encore fonctionnel.

 

         3 – Le marché

 

Il y a un marché situé au quartier bolon ; il date de 1960. Le jour du marché est chaque jeudi.

On y trouve des céréales et légumes. Les habitants des villages voisins qui viennent à ce marché sont les suivants : Samorogouan, N’gorlani, Sindo, Sourou, Dana, Banakorosso.

 

         4 – Les forages et puits

 

                   Le village de Karna dispose de 2 forages et de 2 puits à grand diamètre tous fonctionnels et situés comme suit :

                   - un forage à l’école, réalisé par l’Etat en 1998

                   - un forage au quartier sénoufo, réalisé par la population en 2007

                   - un puit à grand diamètre au bord du marché, réalisé par l’Etat 19982

                   - un puit à grand diamètre au quartier senoufo, réalisé par le PNGT en 2005

 

                        3 – Les télécommunications

 

            Il n’y a pas de couverture téléphonique dans le village.

 

         B - La vie économique

 

                        1 – L’activité économique principale

 

L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive du coton, maïs, sorgho, haricot, arachides, sésame etc.

On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.

Le coton comme culture de rente principale est cultivé depuis avant l’indépendance ; depuis 1940.

Les endroits de brousse du village sont : kow, sebatou, sian, kabala et nagouan.

                       

                        2 – L’élevage

 

Le petit élevage est pratiqué dans le village. On y élève bœufs, moutons, chèvres et volailles.

        

 

 Monographie des villages  sénoufo Nanérégué 2010

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  Village de :    KONGOLIKORO

 

 

 

 

 

 

Nom senoufo:  GNANGNONSI                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noms des enquêteurs :      Joseph SESSOUMA

                                        Gilbert Tianzé SESSOUMA

                                        Issouf DAO             

 

 

I – Création et situation géographique du village

 

A - Nom et situation géographique

 

1 – Le nom du village

 

            Sur la carte administrative, le village est appelé KONGOLIKORO. Mais le nom du village en sénoufo est GNANGNONSI, ce qui signifie « au bas de la colline ».

En français les habitants de ce village sont appelés « kongolikorolais ». En senoufo, ils sont appelés « gnangnonsi tissili ».

 

                        2 – Situation géographique du village

 

            Le village de KONGOLIKORO fait partie de la commune rurale de Samorogouan. Il est situé à  28km du chef lieu de la commune.

            Le village est constitué de six grands quartiers qui sont : Nabilé, Taha, Seguinonsi, Doutimè, Zii et Koromo.

           

B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village

Version de BAMBA Zanga Moussa, chef coutumier.

 

                        1 – Récit de fondation

 

Le village de Kongolikoro a été fondé par un chasseur appelé Zessiré, originaire du village de Famberla.

Ayant quitté son village Famberla, le fondateur s’était d’abord rendu à Sougouma ; de Sougouma il partit pour Korkorla où il eut un différent avec les habitants du lieu. Alors il décida de fonder son propre village qui est aujourd’hui Kongolikoro. Il aurait été attiré par l’abondance du gibier en ces lieux.

 La fondation de notre village remonte aux années 1800. Kongolikoro se dit en Sénoufo « Gnangnonsi », ce qui signifie « sous la colline ».

 

2 -Evénement marquant 

 

La bataille de l’époque, appelée  « bataille du Kénédougou » est passée par notre village. Le village avait été programmé pour être détruit, dès que les guerriers auraient pris le village de Bama vers Bobo.

Mais la veille de la bataille de Bama les habitants de notre village ont préparé une jeune fille espionne pour tenir compagnie au chef guerrier des assaillants. A une heure avancée de la nuit, après avoir passé les moments intimes avec la fille, le chef guerrier fut dépouillé de tous ses fétiches protecteurs par la jeune fille. Alors elle en profita et tua le grand guerrier par un coup de fusil dans l’oreille. Le reste du contingent tua un taureau noir, enleva la peau et en enveloppa le corps de leur chef. Ils replièrent sur Sikasso sans plus s’occuper de Kongolikoro qu’ils avaient prévu de dévaster de retour de Bama.

L’arrivée des colons coïncida avec l’époque du règne de Kandôpi BAMBA.

 

 

 

 

 

II- L’organisation politique du village

    

       A- La chefferie traditionnelle

 

                        1 – Les différentes chefferies traditionnelles

 

            Dans le village de Kongolikoro, il existe deux sortes de chefferies traditionnelles :

-  Koulfo (chef coutumier) : il s’occupe des adorations 

- Kanhafolo (chef de village) : il s’occupe de l’administration du village.

            Toutes ces deux chefferies sont détenues par une même personne ; l’actuel chef est Zanga Moussa BAMBA.

            Depuis la fondation du village, 12 personnes se sont succédées à la chefferie du village. 

   

2 – La généalogie des différents chefs

 

            Voici la généalogie des chefs de village de Kongolikoro : Zessiré, Zanga, Baga, Kandôpi, Wonizana, Sobegue Nadoro, Sozanga, Sozé, Yagnirigue, Lozé, Noukoulou, Zan, Nazé, Yalwi, Nangoro et Zanga Moussa qui est l’actuel. Ils portent tous le nom de famille BAMBA.

 

                        3 – Succession et interdits

 

La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.

Entre la mort du chef et l’intronisation du nouveau chef, c’est les enfants du chef qui assurent la régence. Et pour l’intronisation d’un nouveau chef, il faut sacrifier un mouton à chacun des cinq lieux sacrés du village.

 Une femme ne peut pas accéder au poste de chef de village.

 

          B- La chefferie administrative

 

            1 - Les sortes de chefferies administratives

           

Le délégué administratif établi sous la révolution ; Moussa BAMBA était ce délégué.

Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays ; les actuels conseillers du village sont : Moussa BAMBA et Gnagnéré BAMBA.

Il y a aussi le Conseil Villageois de Développement (CVD).

 

            2 – Les rapports entre les chefferies

 

            Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.

 

 

 

III – L’organisation sociale du village

 

          A – La population

 

            1 – Statistiques

 

Le village compte 999 habitants selon le dernier recensement.

 

                        2 – Familles et ethnies

 

Le village de Kongolikoro compte deux principales ethnies: les sénoufo et les peuls.

Les grandes familles autochtones qu’on trouve dans le village sont les suivantes :

-         famille BAMBA avec pour chef Zanga Moussa

-         famille KONATE avec pour chef Kouloudoro

-         famille OUATTARA avec pour chef Bakary

-         famille COULIBALY/KOROMA avec pour chef Koutougnara

-         famille SIDIBE avec pour chef Amadou

 

            3 – Familles et totems

 

-         la famille BAMBA a pour totem le caïman

-         la famille KONATE a pour totem l’éléphant

-         la famille OUATTARA a pour totem le chien

-         la famille COULIBALY a pour totem le serpent et le chien gris

-         la famille SIDIBE a pour totem le singe

 

Dans le village, tous ceux qui portent le nom de famille BAMBA ne peuvent pas contracter entre eux un lien de mariage.

 

            B – Les castes et associations

 

                        1 – Les forgerons

 

Il y a des forgerons dans le village. Ils sont venus du village de Kourouma et du Mali. Ceux venus de Kourouma, sont repartis et il ne reste que ceux qui sont venus du Mali ;  Ils portent le nom de famille KONATE.

Ils travaillent le fer pour fabriquer essentiellement des charrues et charrettes. Leurs femmes n’ont pas d’activités spécifiques.

A part le sacrifice à l’enclume auquel viennent participer les forgerons de Kourouma, les forgerons de Kongolikoro n’ont pas d’autres rites propres. Ils ont des flûtes comme instrument de musique.

 

                        2 – Les griots

 

            Il n’y a pas de griot dans le village.

Il est interdit aux griots de s’installer dans le village de Kongolikoro. Il est aussi interdit d’inhumer un griot sur les terres de Kongolikoro. 

 

 

                        3 – Les bouffons

 

            Il n’ y a pas de bouffon dans le village.

 

                        4 – Les devins et guérisseurs

 

            Il n’y a  pas de devin dans le village.

            Il y a des guérisseurs qui sont Adama Tianzanga KONATE et Mamourou KONATE. Ce sont des chasseurs. Par le passé, celui qui a eu une grande renommée est Daouda BAMBA.  

 

                        5 – Les chasseurs

 

            Il y a une organisation de chasseurs dans le village. Le chef se nomme Klazanga Drissa KOROMA.

Les chasseurs font des cérémonies propres lors de l’adhésion d’un nouveau membre, des funérailles d’un membre ou de l’adoration de leur fétiche commun qui est le « Dakoun » originaire de Dakoro. Ils ont des instruments de musique.

On adhère à la confrérie en apportant 2 poules blanches, une noix de cola rouge et 100F CFA. Une femme ne peut pas adhérer à la confrérie.

 

                        6 - Les associations de culture

 

Il y a dix Groupements de Producteurs de Coton (GPC) qui sont : Benkadi, Konongnouman, Tahala, Segnonsi, Korokina, Dotimè, Diekoulo, Badema, Ala kabo, Nata.

 

         C. Musique et loisir

 

                        1 – La musique

 

Dans le village de Kongolikoro, il y a :

- deux groupes de balafon ; le premier balafon est venu de Orodara. Le plus grand joueur par le passé a été Moumouni BAMBA ; l’actuel plus grand joueur est Gnara Brama BAMBA

- le « kapoungué », Tam-tam, joué aux funérailles des anciens et aux très grandes fêtes.

 

                        2 – Les loisirs

 

A part la danse aux instruments de musique cités, le village ne connaît pas d’autres loisirs traditionnels.

 

IV – L’organisation religieuse du village

 

            A- Les religions nouvelles

 

                        1 – La religion chrétienne

 

            Il n’y a pas de religion chrétienne dans le village.

                        2 – La religion musulmane

 

            Il y a une confession religieuse musulmane dans le village : sunnite.

            Il y a une mosquée entre le quartier Nabilé et le quartier Seguenonsi. Les deux premiers musulmans du village ont été Bakary BAMBA et Nazanga KONATE. L’imam actuel est Ousmane BAMBA qui a remplacé le premier qui est Moumouni BALLO. 

 

                        3 – Autres religions nouvelles

 

A part l’islam, il n’y a plus de religion nouvelle dans le village.

 

          B- La religion traditionnelle

 

                        1 – Les fétiches

 

Les principaux grands fétiches dans le village de Kongolikoro sont :

-         deux « Konon » originaires du village de Nèba au Mali ; les propriétaires respectifs sont Koutounoudoro KONATE et Toudoubaga.

-         le « Gnan » originaire du village de Kagnigara et dont le propriétaire est Otozé Dramane BAMBA

-         le « Dagorigué » dont le propriétaire est Sambi KONATE

-         le « Gninankadjougou » originaire de Sokoro et dont le propriétaire est Stiogodoro

-         le « tiazana » originaire de Korogho en Côte d’Ivoire.

 

                        2 – Les animaux et lieux sacrés

           

            Il y a six lieux sacrés dans le village ; ce sont : Dôbédougou, Tiégué, Kouné, Kiégui pere et deux arbres sacrés.

            A part le chef coutumier et quelques notables, personne ne doit pénétrer dans le buisson sacré « Kiégui pere »

            Il y a un bouc sacré dans le village.

 

          C - les fêtes et cérémonies traditionnelles

 

            Les fêtes et cérémonies traditionnelles dans le village de Kongolikoro  sont essentiellement les adorations des lieux sacrés et des fétiches. 

Il y avait dans le temps un jour fixé dans l’année pour les grandes funérailles. De nos jours, il n’y a plus de jour commun ; il n’y a de jour fixé que pour les défunts qui étaient d’un âge avancé.

 

 V – Le développement du village

 

         A –Les infrastructures de développement

           

                        1 – Les écoles 

 

            Il y a une école primaire à Kogolikoro.

 

 

                        2 – Le dispensaire

 

Il y a un dispensaire dans le village.

 

                        3 – Le marché

 

Il y a un marché dans le village.

Il a lieu tous les six jours.

 

                        4 – Les forages et puits

 

            Il y a un forage au dispensaire ; il a été réalisé en 2004 par le PNGT 2.

            Il y a un puit à grand diamètre au quartier Nabilé ; il a été réalisé en 1984 par l’Etat.

Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.

Le village a un marigot appelé « Gomzé ».

 

            5 – Les télécommunications

 

Le village de Kongolikoro n’a aucune couverture téléphonique.

 

           B - La vie économique

 

                        1 – L’activité économique principale

 

L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.

On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.

Le coton y est cultivé comme culture de rente depuis 1960

            Le nom des endroits de brousse sont les suivants : Sevon, Sgnigué, Douwané, Fargué et Sokoriné.

                       

                        2 – L’élevage

 

Le petit élevage est pratiqué dans le village. On y élève bœufs, moutons, chèvres et volailles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Monographie des villages  sénoufo Nanérégué 2010

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                   Village de :    KORKORLA

 

 

 

 

 

 

        

Nom senoufo :  KWOIGUOI                            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noms des enquêteurs :      Joseph SESSOUMA

                                        Gilbert Tianzé SESSOUMA

                                        Issouf DAO             

 

I – Création et situation géographique du village

 

A - Nom et situation géographique

 

1 – Le nom du village

 

            Sur la carte administrative, le village est appelé KORKORLA. Mais le nom du village en sénoufo est KWOIGWOI et signifie « sous l’arbre kôgô ».

Les habitants du village sont appelés en sénoufo « kwoigwoissi » et « korkorlalais » en français.

 

                        2 – Situation géographique du village

 

            Le village de KORKORLA fait partie de la commune rurale de SAMOROGOUAN. Il est situé à 25km du chef lieu de la commune.

            Le village est constitué de deux grands quartiers qui sont : Gnawo seguessi et Ngodia seguessi.

           

B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village

Version de Kabangoro TRAORE

 

                        1 – Récit de fondation

 

Le village de Korkorla a été créé par Lozé TRAORE venu du village de Zagola. C’était un grand chasseur. Il sortait de chez lui et il sillonnait la brousse. Un jour il abattit beaucoup de gibiers dont il fit fumer la viande sous un gros arbre qu’on appelait « kôgô » en sénoufo. Comme ce lieu lui plaisait, il y resta longtemps et finalement sa femme Nagno l’y rejoignit et y ramassa une grande quantité de noix de karité, telle qu’elle ne pouvait les transporter pour retourner dans leur village d’origine. Alors ils décidèrent de construire une habitation.

C’est ainsi qu’ils s’installèrent sous l’arbre « kôgô ». Et pour montrer ce lieu aux clients qui voulaient acheter la viande, on disait « sous le kôgô ». C’est ainsi que le nom kwoigwoi en Sénoufo fut donné au village. Ce sont les commerçants qui changèrent ce nom en Korkorla.

 

2 - Evénements marquants

 

La guerre de Sikasso a touché le village. Gnawo mon grand père et Dôpe étaient parmi ceux qui furent recrutés pour la bataille à Sikasso. Beaucoup moururent là-bas mais Gnawo et Dôpe revinrent.

Korkorla n’a jamais été détruit ; on y a plutôt recruté des gens pour la bataille. 

Je n’oublie pas le « gnougonyériné ». Ce nom fut donné à une saison pluvieuse qui n’eut pas beaucoup de pluies et qui engendra la famine. Les récoltes furent très mauvaises et les habitants souffrirent beaucoup.

L’esclavage nous a aussi secoués. On venait recruter les jeunes pour deux ou trois mois de travail à Samorogouan ou en Côte-d’Ivoire. Voilà ce que j’ai appris de mes parents.

 

 

 

II- L’organisation politique du village

    

             A- La chefferie traditionnelle

 

                        1 – Les différentes chefferies traditionnelles

 

            Dans le village de Korkorla, le chef coutumier est en même temps le chef de village ; il s’occupe de l’adoration des lieux sacrés et assure l’administration du village. L’actuel chef est s’appelle Nazé TRAORE.

   

2 – La généalogie des différents chefs

 

            Voici la généalogie des chefs du village de Korkorla : Gnawo, Zepegue, Kabagoro, Jojo, Nagoro, Va Nabouzé et l’actuel qui est Nazé. Ils portent tous le nom de famille TRAORE.

 

                        3 – Succession et interdits

 

La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort. Une femme ne peut pas accéder à ce poste.

Le chef a des interdits qui sont : ne pas s’asseoir sur un escabeau, ne pas rendre visite à une femme qui vient d’accoucher et ne pas manger la viande de panthère.

 

          B- La chefferie administrative

 

            1 - Les sortes de chefferies administratives

 

Le délégué administratif établi sous la révolution ; Zanga TRAORE était ce délégué.

Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays. Les actuels conseillers du village sont : Gnadoro TRAORE et Bèrè TRAORE.

Le conseil villageois de développement (CVD) dont le président actuel est Drissa TRAORE

 

            2 – Les rapports entre les chefferies

 

            Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.

 

III – L’organisation sociale du village

 

        A – La population

 

            1 – Statistiques

 

Le village compte 1857 habitants selon le dernier recensement.

                        2 – Familles et ethnies

 

Le village de Korkorla compte trois ethnies principales: les sénoufo, les mossi et les peuls.

Les grandes familles qu’on trouve à Sana sont les suivantes :

-         famille TRAORE avec pour chef Clazé

-         famille KONATE avec pour chef Clabèrè Lassina

-         famille OUATTARA avec pour chef Wtchirigué Gnazé

-         famille SANOGO avec pour chef Yafon Seydou

-         famille BARRO avec pour chef Gaoussou Gnazé

 

                        3 – Familles et totems

 

            Le totem des familles

-         famille TRAORE a pour totem la panthère

-         famille KONATE a pour totem la souris musaraigne

-         famille OUATTARA a pour totem le chien

-         famille SANOGO a pour totem la tortue géante

-         famille BARRO ne connaît pas de totem

 

            B – Les castes et associations

 

                        1 – Les forgerons

 

Il n’y a pas de forgeron dans le village.

 

                        2 – Les griots

 

Il n’y a pas de griot dans le village.

 

                        3 – Les bouffons

 

            Il n’y a pas de bouffon dans le village.

 

                        4 – Les devins et guérisseurs

 

            Il n’y a ni devin ni guérisseur dans le village

 

                        5 – Les chasseurs

 

            Il y a une organisation de chasseurs dans le village. Le chef se nomme Lassina KONATE et réside au quartier Gnawo siguéssi.

Ces chasseurs ont des cérémonies propres : cérémonie d’adhésion d’un nouveau membre, funérailles d’un membre.

Ils n’ont pas de fétiche commun ; Ils n’ont pas d’instruments de musique non plus.

On adhère à la confrérie en apportant 2 poules blanches et des  noix de colas. Une femme ne peut pas adhérer à l’association parce que indiscrète.

                                            

 

 

                        6 - Les associations de culture

 

Il y a une association de culture dans chacun des deux quartiers du village.

Il y a aussi des Groupements de Producteurs de Coton (GPC) qui sont : Korkorla1, Korkorla2, Faso djigui, Ala kabo, Yèrènyini, Sinignassigui et Mina songo.

Il n’y a pas d’association de femme dans le village.

 

           C. Musique et loisir

 

                        1 – La musique

 

Dans le village de Korkorla, il y a :

- un groupe de balafon dans chacun des deux quartiers ; les responsables respectifs sont, Madou TRAORE au quartier Gnawo seguessi et N’Golo TRAORE au quartier N’Godia seguessi. Tous ces balafons sont venus de Djigouèra et le premier grand joueur fut Gnirido Tongué TRAORE ; l’actuel plus grand joueur est N’Golo TRAORE

- le « korigué », grand tambour joué pour l’initiation et les funérailles.

 

                        2 – Les loisirs

 

A part la danse aux instruments de musique cités, le village ne connaît pas d’autres loisirs traditionnels.

 

IV – L’organisation religieuse du village

 

            A- Les religions nouvelles

 

                        1 – La religion chrétienne

 

            Il n’y a pas de religion chrétienne dans le village.

 

                        2 – La religion musulmane

 

            Il y a une confession religieuse musulmane dans le village : sunnite.

Il y a une mosquée au milieu du village. Gnagué Bakary TRAORE  a été le premier musulman du village et l’imam est Brama TRAORE. Le premier imam était Moussa SANOGO.

 

                        3 – Autres religions nouvelles

 

A part l’islam, il n’y a pas de religion nouvelle dans le village.

 

          B- La religion traditionnelle

 

                        1 – Les fétiches

 

            Les principaux grands fétiches dans le village sont :

-         le « Gnan » au quartier Ganwo séguéssi ; le propriétaire est Gnawo. Ce fétiche est originaire de Kanguesekoro au Mali.

-         le « Konon » au quartier N’Godia ; le propriétaire est Nangoro. Ce fétiche vient de Nèba au Mali. Les femmes ne peuvent pas voir le Konon.

           

                        2 – Les animaux et lieux sacrés

           

            Dans le village de Korkorla, il y a un mouton sacré.

            Il y a aussi des lieux sacrés qui sont :

            - Katienré                                - Koultrangué

            - Siguinara                               - Korsigué

            - Katanzé                                - Koulé

 

         C - les fêtes et cérémonies traditionnelles

 

            Les fêtes et cérémonies traditionnelles dans le village de Korkorla  sont essentiellement les adorations des lieux sacrés et des fétiches « konon » et « gnan ». Les grandes funérailles sont réservées aux personnes qui étaient très âgées et aux chefs.

            Il est à noter que ce village ne fait pas l’initiation des jeunes garçons de même que celle des filles pour le mariage.

 

 V – Le développement du village

 

        A –Les infrastructures de développement

           

                        1 – Les écoles

 

Il y a une école primaire  à trois classes construite par la population en 2000. Le directeur actuel est Zoumana COULIBALY ; le premier fut Sibiri COULIBALY.

            Il n’y a ni école secondaire ni maternelle. Les élèves doivent aller à Sindo situé à 28Km pour l’école secondaire.

            Il n’y a pas de centre d’alphabétisation

 

                        2 – Le dispensaire

 

Il n’y a pas de dispensaire dans le village. Les malades doivent aller à Kongolikoro à 06km pour se faire soigner.

 

                        3 – Le marché

 

Depuis 2008, il y a un marché dans le village au quartier N’Godia. Le mercredi est le jour de ce marché et les villages voisins qui y viennent sont : Sana, Kongolikoro, Kowouna, Fananka.

 

                        4 – Les forages et puits

 

            Il y a un forage et deux puits à grand diamètre situés comme suit:

-         un forage à N’Godia réalisé en 1995 ; il n’est pas fonctionnel

-         deux puits à grand diamètre à Gnawo, réalisé en 2002.

 

Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.

Le village a deux marigots : Woroguere et Kenedou.

 

            5 – Les télécommunications

 

Le village de Korkorla n’a pas de téléphone fixe. Il est cependant couvert par les réseaux Telecel et Telmob.

 

         B - La vie économique

 

                        1 – L’activité économique principale

 

L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, coton, etc.

On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.

Le coton est cultivé dans le village comme culture de rente depuis 1960

            Les lieux de brousse du village sont les suivants : Koulto, Gargnana et Tieguèrè.

                       

                        2 – L’élevage

 

Le petit élevage est pratiqué dans le village. On y élève bœufs, moutons, chèvres et volailles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monographie des villages  sénoufo Nanérégué 2010

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 Village de :    SANA

 

 

 

 

 

 

Nom senoufo :  TAMOUSSA                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noms des enquêteurs :      Joseph SESSOUMA

                                       Gilbert Tianzé SESSOUMA

                                        Issouf DAO             

 

 

 

I – Création et situation géographique du village

 

A - Nom et situation géographique

 

1 – Le nom du village

 

            Sur la carte administrative, le village est appelé SANA. Mais le nom du village en sénoufo est TAMOUSSA. Les habitants du village sont appelés en sénoufo « tamoussakassin », et en français ils sont appelés « sanalais ».

 

                        2 – Situation géographique du village

 

            Le village de SANA fait partie de la commune rurale de SAMOROGOUAN. Il est situé à  29km du chef lieu de la commune et à 79km du chef lieu de la province Orodara.

            Le village est constitué de deux grands quartiers qui sont : Kayinama et Kanfugussi.

           

B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village

Version de BARRO Lassina

 

                        1 – Récit de fondation

 

Le village de Sana a été fondé par Kayidiognara, un dioula venu de Kong en Côte-d’Ivoire.

Le nom du village en sénoufo est Tamousa. Se sont les dioula commerçants qui l’ont nommé Sana.

Le fondateur ne comprenait pas Sénoufo. Mais tous ceux qui l’ont suivi dans ce village étaient Sénoufo ; alors il apprit lui aussi la langue. Les nouveaux venus portaient le nom de famille TRAORE.

Peu après l’installation de Sana, les Bolon sont arrivés et ont gardé leur nom de famille DEMBELE. Les griots sont arrivés à leur tour et ont gardé leur nom DIABATE.  Ainsi tous ceux qui dans le village ne sont ni TRAORE, ni DEMBELE, ni DIABATE sont des étrangers.

Kayidiognara s’était d’abord installé sur une petite colline. C’est là qu’un jour un homme de Sougouma vint lui demander l’hospitalité en même temps qu’un autre de Bléni. L’homme de Bléni ne voulait pas que Kayidiognara accepte celui de Sougouma. Mais le fondateur accueillit celui de Sougouma.

 

2 – Evénements ayant marqué le village

 

Le village est resté dans la paix, mais a souffert de la famine pendant plusieurs années. Des villages ont été détruits et leur habitants chassés ; mais nous sommes restés dans la paix. Cependant les maladies infantiles ont décimés beaucoup d’enfants.

 

 

 

 

 

 

 

II- L’organisation politique du village

    

       A- La chefferie traditionnelle

 

                        1 – Les différentes chefferies traditionnelles

 

            Dans le village de Sana, il existe deux sortes de chefferies traditionnelles :

- une qui s’occupe des adorations des lieux sacrés (chef coutumier) ; le chef actuel est Klabèrè TRAORE

- une qui s’occupe de l’administration du village (chef de village) ; l’actuel chef de village est Lozé Dramane TRAORE  

   

2 – La généalogie des différents chefs

 

   Voici par ordre descendant la liste des chefs  coutumiers : Kayidiognara, Zégué, Dougougnogo, Naziguizé, Gnara (venu de Sindo), Otozanga, Nabouzigué, Konmonyiri, Klazanga et Klabèrè qui est l’actuel.

 

                        3 – Succession et interdits

 

La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.

Une femme ne peut pas accéder à ce poste.

Il n’y a pas d’interdits particuliers pour le chef.

 

          B- La chefferie administrative

 

            1 - Les sortes de chefferies administratives

           

Le délégué administratif établi sous la révolution ; Lozé TRAORE était ce délégué.

Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays. Les actuels conseillers du village sont : Dramane TRAORE et Djènèba Gnimagolo COULIBALY.

Le conseil villageois de développement (CVD) dont le président actuel est Hamidou TRAORE

 

            2 – Les rapports entre les chefferies

 

            Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.

                                                                                                  

 

 

 

 

 

 

III – L’organisation sociale du village

 

             A – La population

 

            1 – Statistiques

 

Le village compte 1231 habitants selon le dernier recencement.

 

                        2 – Familles et ethnies

 

Le village de Sana compte trois ethnies: les sénoufo, les bolons et les peuls.

Les grandes familles qu’on trouve à Sana sont les suivantes :

-         famille TRAORE avec pour chef Nboubèrè

-         famille KONATE avec pour chef Yènizé

-         famille COULIBALY avec pour chef Nadoro

-         famille DEMBELE avec pour chef Klazé

-         famille DIABATE avec pour chef Adama

-         famille BARRO avec pour chef Diatiguiba Lassina

-         famille SIDIBE avec pour chef Fousséni

 

            3 – Familles et totems

 

-         la famille TRAORE ne mange pas la panthère

-         la famille KONATE ne cultive pas le haricot

-         la famille COULIBALY ne mange pas le sésame et la chèvre

-         la famille DEMBELE ne mange pas le python

-         la famille SIDIBE ne mange pas le singe

-         la famille DIABATE ; totem inconnu

-         la famille BARRO ; totem inconnu

 

            B – Les castes et associations

 

                        1 – Les forgerons

 

Il n’y a pas de forgeron dans le village.

 

                        2 – Les griots

 

Il y a des griots dans le village de Sana. Ce sont des autochtones du village. Ils se marient seulement entre eux. Ils portent les noms de famille DIABATE et BARRO. Ils n’ont pas de rites propres.

 

                        3 – Les bouffons

 

            Il y a un seul bouffon dans le village de Sana. Il se nomme Nazé Coulibaly et réside au quartier Kayinama.

 

                        4 – Les devins et guérisseurs

 

            Il n’y a ni devin ni guérisseur dans le village de Sana

                        5 – Les chasseurs

 

            Il y a une organisation de chasseurs dans le village. Le chef se nomme Zoumana TRAORE et réside au quartier Kafougoussi.

Ces chasseurs ont des cérémonies propres : cérémonie d’adhésion d’un nouveau membre, funérailles d’un membre. Leur fétiche commun est Dakoun venu du village de Kongolikoro. Ils n’ont pas d’instruments de musique.

On adhère à la confrérie en apportant 4 poulets blancs et des noix de colas. Une femme peut adhérer à l’association à condition de respecter les règles.

 

                        6 - Les associations de culture

 

Il y a une association de culture dans chacun des deux quartiers du village. Les responsables respectifs sont : Bèguè TRAORE au quartier Kayinama et Adama TRAORE au quartier Kafougoussi.

Il y a aussi sept Groupements de Producteurs de Coton (GPC) qui sont : Sébé Ala ye, Djigui sèmè, Tiéporogo naza, Elephant, Faso dèmè, Faso Nyataga, Limania.

Il y a une association de femme dans le village ; la responsable est Korotoumou DIABATE

 

          C. Musique et loisir

 

                        1 – La musique

 

Dans le village de Sana, il y a :

- un groupe de balafon dont le responsable est Dramane TRAORE au quartier Kayinama ; le premier balafon est venu de Djigouèra et Mahama TRAORE a été le plus grand joueur. L’actuel plus grand joueur est Dramane TRAORE.

- le zapégué joué pour les cérémonies d’adoration

- le karsouyé (tam-tam de guerre) joué pour les initiations

 

                        2 – Les loisirs

 

A part la danse aux instruments de musique cités, le village ne connaît pas d’autres loisirs traditionnels.

 

IV – L’organisation religieuse du village

 

            A- Les religions nouvelles

 

                        1 – La religion chrétienne

 

            Il y a des catholiques dans le village ; mais ils n’ont pas de lieu de culte. Le premier chrétien a été Jean-Pierre TRAORE au quartier Kafougoussi et le premier missionnaire à venir dans ce village est le père BLANQUEART. L’actuel responsable de la communauté chrétienne du village est Bernard TRAORE.

 

 

 

 

                        2 – La religion musulmane

 

            Il y a une confession religieuse musulmane dans le village : sunnite. Il y a une mosquée au milieu du village. Brama TRAORE  a été le premier musulman du village et l’imam est Bakary DIABATE ; tous les deux résident au quartier Kafougoussi.

 

                        3 – Autres religions nouvelles

 

A part l’islam et le christianisme, il n’y a pas de religion nouvelle dans le village.

 

           B- La religion traditionnelle

 

                        1 – Les fétiches

 

            Les principaux grands fétiches dans le village de Sana sont :

-         le « Gnan » au quartier Kayinama ; le propriétaire est Koutounougoro TRAORE. Ce fétiche est originaire de Bléni. Pour son adoration, il faut obligatoirement un chien et des poulets. La généalogie des propriétaires du gna est le suivante : Doro, Gnara, Dirigna, Fatogoma et l’actuel qui est Koutounougoro

-         le « Konon » au quartier Kayinama ; le propriétaire est Klabèrè TRAORE. Ce fétiche vient de Nazana au Mali. Pour l’adoration, il faut des chèvres et poulets. La généalogie des propriétaires du Konon est la suivante : Nabouziré, Klazanga et l’actuel qui est Klabèrè. Les femmes ne peuvent pas voir le Konon.

           

                        2 – Les animaux et lieux sacrés

           

            Dans le village de Sana, il n’y a pas d’animaux sacrés.

            Il y a par contre des lieux sacrés qui sont :

            - Djinabii, adoré avec des poulets

            - Dugo, adoré avec mouton blanc et poulets

            - Tagué, le lieu d’initiation, adoré avec poulets

 

         C - les fêtes et cérémonies traditionnelles

 

            Les fêtes et cérémonies traditionnelles dans le village de Sana  sont essentiellement les adorations des lieux sacrés et des fétiches « konon » et « gnan ». Les grandes funérailles sont réservées aux personnes qui étaient très âgées et aux chefs.

 

 V – Le développement du village

 

        A –Les infrastructures de développement

           

                        1 – Les écoles

 

Il y a une école primaire  à trois classes construite en 1998. Le directeur actuel est Jérôme LAMIEN. La généalogie des directeurs est la suivante : Sibiri OUATTARA, Souleymane OUEDRAOGO, Naba KAMBOU et Jérôme LAMIEN.

            Il n’y a ni école secondaire ni maternelle. Les élèves doivent aller à Samorogouan situé à 29Km pour l’école secondaire.

            Il y a un centre d’alphabétisation construit par le FJA en 1995

 

                        2 – Le dispensaire

 

Il n’y a pas de dispensaire dans le village. Les malades doivent aller à Bléni à 07km pour se faire soigner.

 

                        3 – Le marché

 

Le village n’a pas de marché

 

                        4 – Les forages et puits

 

            Il y a deux forages et un puit à grand diamètre, situés comme suit :

-         un forage à Kayinama réalisé en 2000 ; il est fonctionnel

-         Un forage à Kafougoussi, réalisé en 2005 par le PNGT 2 ; fonctionnel aussi.

-         Un puit à grand diamètre réalisé en 1984 par l’Etat.

 

Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.

Le village a 4 marigots : Wonou, Taahga, Diobalasso et Massakogo.

 

            5 – Les télécommunications

 

Le village de Sana n’a pas de téléphone fixe. Il est cependant couvert par les réseaux Zain, Telecel et Telmob.

 

           B - La vie économique

 

                        1 – L’activité économique principale

 

L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, riz, etc.

On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.

Le coton y est cultivé comme culture de rente depuis 1960

Les endroits de brousse du village sont : Setiogossigué, Gorikongo, Zékoun, Kadjadagagui et Fokayouné.

           

                        2 – L’élevage

 

Le petit élevage est pratiqué dans le village. On y élève bœufs, moutons, chèvres et volailles.

 

 

 

 

Monographie des villages  sénoufo Nanérégué 2010

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         Village de :  SIKORLA-DJERKANDOUGOU

 

 

 

 

 

 

        

 

Nom senoufo :  SOUKOLO                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noms des enquêteurs :      Tiankadjou SESSOUMA

                                        Marcelline KANMA

 

 

 

I – Création et situation géographique du village

 

A - Nom et situation géographique

 

1 – Le nom du village

 

            Sur la carte administrative, le village est appelé SIKORLA. Mais le nom du village en sénoufo est SOUKOLO et ses habitants appelés « soukolowuli ». En français ils sont appelés « sikorlalais ».

 

                        2 – Situation géographique du village

 

            Le village de SIKORLA fait partie de la commune rurale de SAMOROGOUAN. Il est situé à 17 km du chef lieu de la commune.

            Le village est constitué de sept grands quartiers qui sont : Kanga, Doudougou, Zakayila, Koromon, Sandiele, Safogo et Gwadji.

           

B- Récits de fondation et événements ayant marqué le village

 

1 – Récits recueillis

 

 Version de Nazanga TRAORE

Le village a été fondé par un chasseur venu du Mali. Nous ne connaissons pas son nom. Il a choisi ce site à cause du climat et de la végétation et à cause également du sol très fertile.

 

Version de Bakary TRAORE

Le village a été fondé par un chasseur effectivement venu du Mali. Je ne connais pas son nom. Il s’était installé sous un karité ; ce qui a donné le nom senoufo « Soukolo » au village.

Après son installation, il est reparti chercher sa femme pour venir habiter avec lui. C’est ensuite que petit à petit, d’autres personnes l’ont rejoint pour peupler le village.

 

Version de Tiémoko TRAORE

Le village de Sikorla a été fondé par un chasseur appelé Zango KONE venu du Mali avec sa femme Tingnon. Il était à la recherche de terres cultivables. Quand il découvrit cette zone, il décida de s’y installer.

Il s’installa sous un karité au pied duquel avait poussé un piment. C’est ce qui donna au village le nom sénoufo de « Soukorla Djerkandougou » qui signifie « sous le karité au piment ».

 

                        2 – Evénement du village

 

            Le village de Sikorla n’a pas connu d’événement particulier qui ait marqué son histoire.

 

                                                           

 

 

 

II- L’organisation politique du village

    

       A- La chefferie traditionnelle

 

                        1 – Les différentes chefferies traditionnelles

 

            Dans le village de Sikorla, il y a deux sortes de chefferies traditionnelles :

-         Le Koulfo (chef coutumier), chargé de l’adoration des lieux sacrés ; le chef actuel est Gnazanga KONE au quartier Koromon.

-          Le kanhafo (chef de village), chargé de l’administration du village et de la gestion des terres ; le chef actuel est Dramane Sadjio TRAORE au quartier Zegbiekayila.  

   

2 – La généalogie des différents chefs

 

            Voici la généalogie des différents chefs koulfo : Gnagoro, Adama et Gnazanga qui est l’actuel. Ils portent tous le nom de famille KONE

 

            Voici la généalogie des chefs kanhafolo : Sozé, Klouta et Dramane Sadjio qui est l’actuel. Ils portent tous le nom de famille TRAORE

 

                        3 – Succession et interdits

 

La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort.

Une femme ne peut pas accéder à ce poste.

 

          B- La chefferie administrative

 

            1 - Les sortes de chefferies administratives

           

Le délégué administratif établi sous la révolution.

Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays ; Les actuels conseillers du village sont : Zané Seydou TRAORE et Lassina TRAORE.

Le conseil villageois de développement (CVD) dont le président actuel est Sobèrè Bakary TRAORE

 

            2 – Les rapports entre les chefferies

 

            Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.

 

 

 

 

 

 

III – L’organisation sociale du village

 

         A – La population

 

            1 – Statistiques

 

Le village compte 4464 habitants selon le dernier recensement.

 

                        2 – Familles et ethnies

 

Il y a deux ethnies principales dans le village de Sikorla : senoufo et mossi

Les grandes familles senoufo qu’on trouve à Sikorla, sont les suivantes :

-         famille TRAORE avec pour chef Sogoro

-         famille KONE avec pour chef Sogoro

-         famille OUATTARA avec pour chef Nazanga

-         famille KONATE avec pour chef Seko N’gelé

-         famille COULIBALY avec pour chef Kinne

 

            3 – Familles et totems

 

-         la famille OUATTARA a pour totem le chien

-         la famille TRAORE a pour totem l’arbre appelé « sougué » en senoufo

-         la famille COULIBALY a pour totem une sorte d’oiseau appelé « simon » en senoufo

-         la famille KONATE a pour totem le rat voleur

-         la famille KONE a pour totem le singe

 

            B – Les castes et associations

 

                        1 – Les forgerons

 

Il y a des forgerons dans le village. Ils portent tous le nom de famille TRAORE. Ils extraient le fer du sol et le transforment en outils. Leurs femmes fabriquent du charbon de bois.

Ils ont des rites propres qu’ils accomplissent pour l’extraction du fer et l’adoration de l’enclume. Mais ils n’ont pas d’instruments de musique. Ils pratiquent l’endogamie, pour garder leurs secrets.

 

                        2 – Les griots

 

Il n’ y a pas de griot dans le village.

 

                        3 – Les bouffons

 

            Il n’y a qu’un bouffon dans le village. Il s’appelle Klagnéré TRAORE. Le premier bouffon du village a été Gnènègnèré TRAORE. Du fait qu’il est seul, il n’y a pas d’organisation ni de rites propres. 

 

 

 

                        4 – Les devins et guérisseurs

 

            Il y a deux devins guérisseurs dans le village. Ils se nomment Tiambèrè TRAORE à Zegbièkayila et Gnazanga KONE à Koromon.

 

                        5 – Les chasseurs

 

            Il y a une organisation de chasseurs dans le village. Le chef se nomme Klazanga TRAORE.

Les chasseurs ont des cérémonies propres : cérémonie d’adhésion d’un nouveau membre, funérailles d’un membre, adoration de leur fétiche commun Dangoro venu de Douna.

Ils n’ont pas d’instruments de musique ; pour leurs cérémonies, ils font venir des musiciens d’un autre village.

Pour adhérer à la confrérie, il faut une noix de cola blanche et du dolo. Les femmes peuvent adhérer à l’association.

 

                        6 - Les associations de culture

 

Il y a quatre associations de culture dans village qui sont : Kanga, Zakayi, Zama et Doussou. Les responsables respectifs sont : Lamoussa TRAORE, Bougouzé TRAORE, Hamidou TRAORE et Issouf KONATE.

Il y a sept Groupements de Producteurs de Coton (GPC) qui sont : Ala kabo, Faso djigui, Mogokélen fatè, Wendpanga, Fadouba.

Il n’y a pas d’association de femmes dans le village.

 

          C. Musique et loisir

 

                        1 – La musique

 

            Il y a trois groupes de balafon dans le village dont les responsables respectifs sont : Lamoussa TRAORE, N’go KONATE et Gorogo Hamidou TRAORE. Le premier balafon du village est venu de Kourouma. Le premier grand joueur du village a été Tiéfin TRAORE et l’actuel plus grand jouer est Zéré Dramane KONE.

            Il y a aussi d’autres ensembles musicaux traditionnels qui sont : Mougougné, Dogpingué, Zabégué et Guérigné joués aux fêtes et adorations.

 

                        2 – Les loisirs

 

A part la danse aux instruments de musique cités, le village ne connaît pas d’autres loisirs traditionnels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IV – L’organisation religieuse du village

 

            A- Les religions nouvelles

 

                        1 – La religion chrétienne

 

            Il y a les protestants comme les catholiques dans le village. Il y a un lieu de culte pour les protestants au quatier Zakayila et un lieu pour les catholiques au quartier Zegbiekayila.

            Le premier converti au catholicisme dans le village a été Robert TRAORE et celui au protestantisme est Bougougo TRAORE qui est l’actuel pasteur. Le catéchiste actuel est Natimba Francis SAWADOGO ; il l’est depuis 17 ans dans le village.

 

                        2 – La religion musulmane

 

            Il y a deux confessions religieuses musulmanes dans le village : sunnite et shiite.

Il y a deux mosquées ; une au quartier Bwadji et une au quartier Kanga. Sognara TRAORE a été le premier musulman du village et les imams sont Ousmane DAO et Abdoulaye KONE.

 

                        3 – Autres religions nouvelles

 

A part l’islam et le christianisme, il n’y a pas de religion nouvelle dans le village.

 

         B- La religion traditionnelle

 

                        1 – Les fétiches

 

                        Les principaux grands fétiches dans le village de Sikorla sont :

-    « Konon » originaires du village de Nini au Mali ; le propriétaire est Figo Nazanga TRAORE

-          « Gnan » originaire du village de Kagnigara et dont le propriétaire est Gnanzé TRAORE

-          « Dangoro » originaire de Douna et dont le propriétaire est Kadougoulé TRAORE

-         « Gwaworosso » originaire du kénédougou Mali et dont le propriétaire est Dô TRAORE

 

2 – Les animaux et lieux sacrés

 

            Le village de Sikorla n’a pas d’animaux sacrés.

Par contre, il y a cinq lieux sacrés qui sont : Blasseri, Kouné, Sisson, Tiegari et Tiezimé.

 

 

 

 

 

 

 

 V – Le développement du village

 

         A –Les infrastructures de développement

           

                        1 – Les écoles

 

Il y a deux écoles primaires dans le village. Une école A de six classes, construite par la population en 1978 et une école B de deux classes, abritée dans les locaux FJA depuis 2008.

            Il n’y a ni école secondaire ni maternelle. Les élèves doivent aller à Samorogouan situé à 17Km pour l’école secondaire.

            Il y a un centre d’alphabétisation dans le village

 

                        2 – Le dispensaire

 

Il y a un dispensaire dans le village au quartier Kanga. Il a été construit par le PNGT 2 en 1997. Le premier infirmier a été Sibiri TRAORE.

Le village a deux dépôts pharmaceutiques

 

                        3 – Le marché

 

Le village a un marché qui date de très longtemps. Le jour du marché est le samedi. Les villages voisins qui y viennent sont : Kokoro, Fananka, Kabala, N’gana et Banzon.

                        4 – Les forages et puits

 

            Il y a sept forages et deux puits à grand diamètre dans le village de Sikorla. Trois des forages sont en pannes mécanique.

Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.

Le village a 5 marigots : Lofoutagogo, Faga, Gnoro, Siwara et Koudriguèguè.

 

            5 – Les télécommunications

 

Le village de Sikorla n’a aucune couverture en réseau téléphonique.

 

           B - La vie économique

 

                        1 – L’activité économique principale

 

L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, patates, sésame, etc.

On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.

Le coton y est cultivé comme culture de rente depuis très longtemps. Mais on cultive de plus en plus le sésame.

            Les endroits de brousse sont : Gnabwogo, une colline où on ne cultive pas, Borofagué et Kagnonfagué.

 

 

                        2 – L’élevage

 

Le petit élevage est pratiqué dans le village. On y élève bœufs, moutons, chèvres et volailles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monographie des villages  sénoufo Nanérégué 2010

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  Village de :    SOKORO

 

 

 

 

 

 

        

Nom senoufo: TARISSI                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noms des enquêteurs :      Joseph SESSOUMA

                                        Gilbert Tianzé SESSOUMA

                                        Issouf DAO             

 

 

I – Création et situation géographique du village

 

A - Nom et situation géographique

 

1 – Le nom du village

 

            Sur la carte administrative, le village est appelé SOKORO. Mais le nom du village en sénoufo est TARISSI.

Les habitants sont appelés en sénoufo « tarissiwubi » ; en français ils sont appelés « sokorolais ».

 

                        2 – Situation géographique du village

 

            Le village de SOKORO fait partie de la commune rurale de SAMOROGOUAN. Il est situé à 35km du chef lieu de la commune.

            Le village est constitué de trois grands quartiers qui sont : Gnaga siguèssi, Kodomo et Gwadji.

           

B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village

Version de N’Golo Adama TRAORE dit Bema

 

                        1 – Le récit de fondation

 

Le village de Sokoro a été fondé par un chasseur qui s’appelait Gnaga COULIBALY. Ce chasseur originaire du Mali, aurait choisi de s’installer sous un arbre qu’on appelle « Sô » en dioula et « terigué» en Sénoufo ; d’où le nom du village Sokoro qui signifie en dioula sous l’arbre « sô » et « tarissi » qui signifie en senoufo sous « l’arbre tarigué ». Le gibier était abondant en ce site ; ce qui incita le fondateur à y s’installer.

L’époque de la fondation de Sokoro me reste inconnue, car cela date de très longtemps ; mais je peux affirmer que les guerriers de Babemba ont détruit le village dès sa première implantation. Ces guerriers ont tenté à maintes reprises avant de pouvoir détruire le village.

 

2 - Les grands événements

 

A Sokoro nous avons vécu une grande famine qu’on appelle en sénoufo « katiegue ». En effet, toutes les céréales étaient épuisées et les habitants allaient en brousse à la recherche de fruits et de tubercules sauvages comestibles. Ils trouvèrent un tubercule appelé « Danavounè » ; ils allaient aussi chercher de la patate aux marchés des villages voisins.

Les travaux forcés au temps de Tembani chef de canton de Samorogouan n’ont épargné aucun habitant.

Le village a été détruit par les guerriers du roi Babemba de Sikasso au Mali.

 

 

 

 

 

 

II- L’organisation politique du village

    

       A- La chefferie traditionnelle

 

                        1 – Les différentes chefferies traditionnelles

 

            Dans le village de Sokoro, les deux sortes de chefferies traditionnelles, koulfo et kanhafo sont gérées par la même personne. N’golo Adama COULIBALY est l’actuel chef. Il réside au quartier Gnaga siguèssi  

 

2 – La généalogie des différents chefs

 

            Voici la généalogie des chefs traditionnels : Gnaga, Bitou, Natagui, Kognan, Kigna, Gnimilo, Zégué, Koulsama, Karfa, Titougou, Zando, N’go et l’actuel qui est N’golo Adama dit Bèma. Ils portent tous le nom de famille COULIBALY.

 

                        3 – Succession et interdits

 

La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort. Une femme ne peut pas accéder à ce poste.

Tout chef intronisé ne peut pas manger la viande de rat voleur.

 

          B- La chefferie administrative

 

            1 - Les sortes de chefferies administratives

           

Le délégué administratif établi sous la révolution ; N’golo Adama COULIBALY était ce délégué.

Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays ; Les actuels conseillers du village sont : Orokiya BARRO et Ousmane COULIBALY.

Le Conseil Villageois de Développement (CVD) dont le président actuel est Seydou COULIBALY

 

            2 – Les rapports entre les chefferies

 

            Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.

 

III – L’organisation sociale du village

 

          A – La population

 

            1 – Statistiques

 

Le village compte 685 habitants selon le dernier recensement.

 

                        2 – Familles et ethnies

 

Il n’y a que des senoufo dans le village de Sokoro.

Les grandes familles qu’on trouve à Sokoro sont les suivantes :

-         famille COULIBALY avec pour chef N’go

-         famille CISSE avec pour chef Guadji

-         famille OUATTARA avec pour chef Zégué

 

                        3 – Familles et totems

 

-         la famille OUATTARA ne mange pas le chien

-         la famille CISSE ne mange pas le singe noir

-         la famille COULIBALY ne mange pas la souri (soutièné)

 

            B – Les castes et associations

 

                        1 – Les forgerons

 

Il n’y a pas de forgeron dans le village.

 

                        2 – Les griots

 

Il n’ y a pas de griot dans le village.

 

                        3 – Les bouffons

 

            Il n’y a pas de bouffon dans le village.

 

                        4 – Les devins et guérisseurs

 

            Il n’y a  plus ni devin, ni guérisseur dans le village.

            Mais dans le passé, il y avait un grand guérisseur qui était en même temps un guerrier. Il s’appelait Zando COULIBALY.

 

                        5 – Les chasseurs

 

            Il y a une organisation de chasseurs dans le village. Le chef se nomme Drissa COULIBALY et réside au quartier Kodomo.

Ces chasseurs ont des cérémonies propres : cérémonie d’adhésion d’un nouveau membre, funérailles d’un membre. Leur fétiche commun est Dakoun venu de Dakoro.

Ils n’ont pas d’instruments de musique ; pour leurs cérémonies, ils font venir des musiciens d’un autre village.

Ils peuvent tuer tout gibier sans craindre de mauvais sort, car leur brousse a été déjà exorcisée.

Pour adhérer à la confrérie, il faut une poule blanche et une noix de cola rouge. Les femmes ne peuvent pas adhérer à l’association, car il y a des secrets qui ne sont pas pour femme.

 

 

 

                        6 - Les associations de culture

 

Il y a deux associations de culture dans village qui sont : Faso dèmè et Beni bèrè. Les responsables respectifs sont : Lassina COULIBALY et Sadou CISSE.

Il y a quatre Groupements de Producteurs de Coton (GPC) qui sont : Faso dèmè, Faso bèni bèrè, Faso limaniya et Ala ka se.

Il y a une association de femme dans le village ; la responsable est Tassara TRAORE

 

          C. Musique et loisir

 

                        1 – La musique

 

Il n’y a aucun ensemble musical traditionnel dans le village de Sokoro. Les animations y sont faites à l’aide de cassettes audio de musique moderne ou traditionnelle jouée par des radiocassettes amplifiées.

 

                        2 – Les loisirs

 

Le village ne connaît pas de loisirs traditionnels.

 

IV – L’organisation religieuse du village

 

            A- Les religions nouvelles

 

                        1 – La religion chrétienne

 

            Il n’y a pas de religion chrétienne dans le village

 

                        2 – La religion musulmane

 

            Il y a une confession religieuse musulmane dans le village : sunnite.

Il y a une mosquée au quartier Gnaga seguèssi. N’go Lamine COULIBALY a été le premier musulman du village et l’imam est Seydou COULIBALY.

 

                        3 – Autres religions nouvelles

 

A part l’islam, il n’y a pas de religion nouvelle dans le village.

 

          B- La religion traditionnelle

 

                        1 – Les fétiches

 

            Le village de Sokoro ne connaît plus de pratiques religieuses traditionnelles communautaires.

            Il n’y a pas de grands fétiches communs.

 

                        2 – Lieux et animaux sacrés

 

            Il n’y a pas d’animal sacré, ni de lieu sacré adoré dans le village.

 V – Le développement du village

 

        A –Les infrastructures de développement

           

                        1 – Les écoles

 

Il y a une école primaire  à trois classes, construite par la population en 1999 au quartier Gwadji.

            Il n’y a ni école secondaire ni maternelle. Les élèves doivent aller à Kourouma situé à 30Km pour l’école secondaire.

            Il n’y a pas de centre d’alphabétisation dans le village

 

                        2 – Le dispensaire

 

Il n’y a pas de dispensaire dans le village.

 

                        3 – Le marché

 

Le village n’a pas de marché

 

                        4 – Les forages et puits

 

            Il y a un forage et un puit à grand diamètre, situés comme suit :

-         un forage au quartier Gnaga siguèssi, réalisé en 1998 par le PNGT 1 ; il est fonctionnel

-         Un puit à grand diamètre au quartier Ganga siguèssi, réalisé en 1984 par la population.

Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.

Le village a 2 marigots : Lokounè et Faga.

 

            5 – Les télécommunications

 

Le village de Sokoro n’a aucune couverture téléphonique.

 

           B - La vie économique

 

                        1 – L’activité économique principale

 

L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides,  sésame, riz, etc.

On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.

Le coton y est cultivé comme culture de rente depuis 1960

Les endroits de brousse du village sont : Soukou, Wayiri, Gniwewounon, Doukéré et Farigué.

 

                        2 – L’élevage

Le petit élevage est pratiqué dans le village. On y élève bœufs, moutons, chèvres et volailles.

 Monographie des villages  sénoufo Nanérégué 2010

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  Village de :    SOUMAIRI

 

 

 

 

 

 

                   Nom senoufo :  ZOUMAHIRI                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noms des enquêteurs :      Joseph SESSOUMA

                                        Gilbert Tianzé SESSOUMA

                                        Issouf DAO             

 

 

I – Création et situation géographique du village

 

A - Nom et situation géographique

 

1 – Le nom du village

 

            Sur la carte administrative, le village est appelé SOUMAIRI. Le nom du village en sénoufo est ZOUMAHIRI.  Les habitants sont appelés en français « soumairilais »; en senoufo, ils sont appelés « zoumahiriwolibi ». ZOUMAHIRI veut dire en senoufo « on n’appelle personne ».

 

                        2 – Situation géographique du village

 

            Le village de SOUMAIRI fait partie de la commune rurale de SAMOROGOUAN. Il est situé à 45km du chef lieu de la commune.

            Le village est constitué de trois grands quartiers qui sont : Korsogo, Soma et Forobassi.

           

B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village

Version de BARRO Lamine

 

                        1 – Récit de fondation

 

Le village de Soumairi a été créé par Woto et ses esclaves venus de la Côte-d’Ivoire. En effet, Woto faisait partie des guerriers de Babemba. Ils venaient de Kong et faisait des ravages dans les villages de la région. Mais à Bama au Burkina Faso, cette bataille prit fin et toute l’armée de Babemba fut libérée. Il fut permis à chaque guerrier de s’installer où il voulait.

C’est ainsi que Woto se retrouva à Domberla dans l’actuel département de Morolaba avec ses esclaves et son ami Natagua. Mais Natagua quitta Domberla et s’installa à Silorla.

De Silorla, Natagua revint dire à Woto de le rejoindre à Silorla avec ses esclaves. Woto quitta aussitôt Domberla pour Silorla avec tous ses esclaves. On l’installa et lui proposa une vaste brousse avec ses esclaves. Woto accepta la proposition et envoya ses hommes sur ce site pendant trois ans pour le travail de la terre.

Ensuite Woto les rejoignit et trouva deux anciens villages sans habitants. Ils s’étaient tous enfouis à cause des guerres. Alors Woto s’installa et fonda le village de Soumairi. L’actuel Soumahiri a donc été créé après les guerres.

Aujourd’hui notre chefferie est encore dans la famille du fondateur. Elle se transmet de frère en frère.

Nous n’avons pas oublié BARRO Drissa qui a lutté pour que le village se développe. Soumairi veut dire « je n’appelle personne ». La chefferie n’a pas de totem mais le totem de tout le village est la viande de la panthère qu’on ne doit jamais manger.

 

2 - Evénements marquants

 

Depuis la création du village, nous n’avons pas eu de grande famine. Les quelles que rares années où nous avons eu un manque de céréales, nos parents allaient en brousse pour creuser des tubercules afin de se nourrir. Nos mamans nous donnaient aussi à boire du beurre fondu. Quand on en buvait on pouvait faire la journée sans avoir faim car on ne faisait que boire de l’eau.

Je n’oublie pas aussi les travaux forcés du temps de Temana à Samorogouan. Les parents donnaient la farine pour le couscous pour survivre à Samorogouan.

 

II- L’organisation politique du village

    

       A- La chefferie traditionnelle

 

                        1 – Les différentes chefferies traditionnelles

 

            Dans le village de Soumairi, il existe deux sortes de chefferies traditionnelles :

-  Koulfo (chef coutumier) qui s’occupe des adorations ; le chef actuel est Siaka BARRO

- Kanhafolo (chef de village) qui s’occupe de l’administration du village. Le chef actuel est Issa BARRO  

   

2 – La généalogie des différents chefs

 

            Voici la généalogie des chefs coutumiers : Karfa, Omar, Issa et Siaka qui est l’actuel. Ils portent tous le noms de famille BARRO.

 

            Voici la généalogie des chefs de village : Woto, Sitiogo, Yawaga, Adama, Drissa, Madou, Saden et Issa qui est l’actuel. Ils portent tous le nom de famille BARRO.

 

                        3 – Succession et interdits

 

La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort. Une femme ne peut pas accéder à ce poste.

Il n’y a pas d’interdits particuliers pour le chef.

 

          B- La chefferie administrative

 

            1 - Les sortes de chefferies administratives

           

Le délégué administratif établi sous la révolution.

Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays ; Les actuels conseillers du village sont : Siata BARRO et Diakalia BARRO.

Le Conseil Villageois de Développement (CVD) dont le président actuel est Siaka BARRO

 

            2 – Les rapports entre les chefferies

 

            Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.

 

 

III – L’organisation sociale du village

 

         A – La population

 

            1 – Statistiques

 

Le village compte 1326 habitants selon le dernier recensement.

 

                        2 – Familles et ethnies

 

Le village de Soumairi compte cinq ethnies: les sénoufo, les dafings ou marka, les peuls et minyanka.

Les grandes familles qu’on trouve à Sana sont les suivantes :

-         famille TRAORE avec pour chef Moumouni

-         famille BARRO avec pour chef Lamine

-         famille SANOGO avec pour chef Sefou

 

            3 – Familles et totems

 

-         la famille TRAORE ignore son totem

-         la famille BARRO ne mange pas la panthère

-         la famille SANOGO ne mange pas la viande d’animal non égorgé et ne bois pas de dolo. (Influence de l’islam) ?

 

            B – Les castes et associations

 

                        1 – Les forgerons

 

Il y a des forgerons dans le village. Ils portent le nom de famille KONATE.

Ils travaillent essentiellement le fer ; ils fabriquent les charrues et charrettes. Ils n’ont pas de rites propres et leurs femmes ne font pas d’activités particulières.

 

                        2 – Les griots

 

Il n’y a pas de griot dans le village.

 

                        3 – Les bouffons

 

            Il n’y a pas de bouffon dans le village.

 

                        4 – Les devins et guérisseurs

 

            Il n’y a ni devin ni guérisseur dans le village

 

                        5 – Les chasseurs

 

            Il y a une organisation de chasseurs dans le village. Le chef se nomme Siaka BARRO.

Ces chasseurs ont des cérémonies propres : cérémonie d’adhésion d’un nouveau membre, funérailles d’un membre. Ils n’ont pas de fétiche commun, ni d’instruments de musique propres.

On adhère à la confrérie en apportant une noix de cola rouge. Une femme ne peut pas adhérer à l’association parce qu’elle ne doit pas connaître le secret des hommes.

 

                        6 - Les associations de culture

 

Il y a une association de culture appelée « Faso ton » dans village. Le responsable est Hamidou BARRO.

Il y a aussi des Groupements de Producteurs de Coton (GPC) qui sont : Faso yiriwa, Kunadi, La paix, Sababougnouman, Pegdwendé et Badenya.

Il y a une association de femmes dans le village ; la responsable est Awa GOUETA.

 

         C. Musique et loisir

 

                        1 – La musique

 

            Il n’y a aucun ensemble musical traditionnel dans le village.

 

                        2 – Les loisirs

 

Le village ne connaît pas de loisir traditionnel.

 

IV – L’organisation religieuse du village

 

            A- Les religions nouvelles

 

                        1 – La religion chrétienne

 

            Il n’y a pas de religion chrétienne dans le village

 

                        2 – La religion musulmane

 

            Il y a une confession religieuse musulmane dans le village : sunnite. Il y a deux mosquées dans le village ; une au quartier Forobassi et l’autre au quartier Korsogo. Drissa BARRO  a été le premier musulman du village et les imams sont Mahamadou et Sekou ; tous portent le nom de famille SANOGO.

 

                        3 – Autres religions nouvelles

 

A part l’islam, il n’y a pas de religion nouvelle dans le village.

 

              B- La religion traditionnelle

 

            Le village de Soumairi ne connaît plus de pratiques religieuses traditionnelles communautaires.

            Il n’y a pas de grands fétiches communs et il n’y a pas d’adoration de lieu sacré, ni fêtes traditionnelles dans le village.

 V – Le développement du village

 

        A –Les infrastructures de développement

           

                        1 – Les écoles

 

Il y a une école primaire  à trois classes construite par la population en 2002 au quartier Forobassi. Le directeur actuel est Seydou ZAMPALIGIRE. La généalogie des directeurs est la suivante : Sory, Julien et Seydou qui est l’actuel.

            Il n’y a ni école secondaire ni maternelle. Les élèves doivent aller à Samorogouan situé à 45Km pour l’école secondaire.

            Il n’y a pas de centre d’alphabétisation dans le village.

 

                        2 – Le dispensaire

 

Il n’y a pas de dispensaire dans le village. Les malades doivent aller à Kongolikoro pour se faire soigner.

 

                        3 – Le marché

 

Le village n’a pas de marché

 

                        4 – Les forages et puits

 

            Il y a trois forages et un puit à grand diamètre, situés comme suit :

-         un forage à l’école réalisé par l’Etat en 2006 ; il est fonctionnel

-         Un forage à Forobassi réalisé par l’Etat en 2007 ; il est fonctionnel.

-         Un forage à Korsogo, réalisé par l’Etat en 2000 ; il est en panne

-         Un puit à grand diamètre réalisé en 1984 par l’Etat.

Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.

Le village a un marigot appelé Dou Gnigué.

 

            5 – Les télécommunications

 

Le village de Soumairi n’a aucune couverture de réseau téléphonique.

 

        B - La vie économique

 

                        1 – L’activité économique principale

L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, etc.

On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.

Le coton y est cultivé comme culture de rente depuis 1970

            Les endroits de brousse sont les suivants : Gnanohora, Koko et Kouloukoro.

                       

                        2 – L’élevage

Le petit élevage est pratiqué dans le village. On y élève bœufs, moutons, chèvres et volailles.

Monographie des villages  sénoufo Nanérégué 2010

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  Village de :    TENASSO

 

 

 

 

 

 

         Nom senoufo :  SELEKAN                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noms des enquêteurs :      Joseph SESSOUMA

                                        Gilbert Tianzé SESSOUMA

                                        Issouf DAO             

 

 

I – Création et situation géographique du village

 

A - Nom et situation géographique

 

1 – Le nom du village

 

            Sur la carte administrative, le village est appelé TENASSO. Mais le nom du village en sénoufo est SELEKAN.

Les habitants sont appelés en sénoufo « selèkansiibi ». En français ils sont appelés « ténassolais ».

 

                        2 – Situation géographique du village

 

            Le village de TENASSO fait partie de la commune rurale de SAMOROGOUAN. Il est situé à 12km du chef lieu de la commune.

            Le village est constitué de quatre grands quartiers respectivement peuplés par les quatre grandes ethnies vivant dans le village : les senoufo, les mossi, les kô ou samogho et les peuls.

           

B- Récit de fondation et événements ayant marqué le village

                                   Version de Zekere SANOGO

 

                        1 – Récit de fondation

 

Notre village a été fondé par un chasseur appelé Balla TRAORE. Il était originaire de Kobou au Mali dans la zone de Zantiguila.

Le fondateur a choisi ce site à cause de l’abondance du gibier et du marigot riche en poissons.

L’époque de fondation du village date de plus de 100 ans

 

2 – Evénements ayant marqué le village

 

La guerre au temps de Tiéba TRAORE de Sikasso a ravagé le village

La méningite a aussi sévi dans notre village

Les travaux forcés au temps de Tembani chef de canton de Samorogouan ont aussi marqué le village

 

II- L’organisation politique du village

    

       A- La chefferie traditionnelle

 

                        1 – Les différentes chefferies traditionnelles

 

            Dans le village de Ténasso, il existe deux sortes de chefferies traditionnelles :

-  Koulfo (chef coutumier) qui s’occupe des adorations ; le chef actuel est Ngolo KONE

- Kanhafolo (chef de village) qui s’occupe de l’administration du village. Le chef actuel est Lassina TRAORE  

 

 

 

2 – La généalogie des différents chefs

 

   Voici par ordre descendant la liste des chefs kanhafolo :

                        - Zé TRAORE

                        - Dada Kozé TRAORE

                        - Lassina TRAORE

 

   Voici par ordre descendant la liste des chefs  Koulfo :

-         Gnagoro KONE

-         Yafo KONE

-         Ngolo KONE

 

                        3 – Succession et interdits

 

La succession à la chefferie traditionnelle se fait dans le patrilignage. Succède au chef, l’homme le plus âgé dans la grande famille paternelle de l’ancien chef. On est chef à vie ; alors la succession n’a lieu que si le chef est mort. Une femme ne peut pas accéder à ce poste.

Le chef ne doit pas faire la cour à la femme d’un habitant du village ; il ne doit pas être voleur.

 

          B- La chefferie administrative

 

            1 - Les sortes de chefferies administratives

           

Le délégué administratif établi sous la révolution ; Lassina TRAORE était ce délégué.

Les conseillers communaux avec l’avènement de la communalisation intégrale du territoire du pays ; Les actuels conseillers du village sont : Salifou TRAORE et Tiémogo TRAORE.

Le Conseil Villageois de Développement (CVD) dont le président actuel est Mohamadi Y DIALLO

 

            2 – Les rapports entre les chefferies

 

            Les rapports entre la chefferie traditionnelle et la chefferie administrative ont été rarement conflictuels ; la chefferie traditionnelle assure l’exécution des coutumes et traditions tan disque que la chefferie administrative veille à la relation avec l’Etat.

 

III – L’organisation sociale du village

 

        A – La population

 

            1 – Statistiques

 

Le village compte 1031 habitants selon le dernier recensement.

 

 

 

 

                        2 – Familles et ethnies

 

Le village de Ténasso compte six ethnies: les sénoufo, les mossi, les samogho ou kô, les peuls, les bobo et les toussian.

Les grandes familles qu’on trouve à Ténasso sont les suivantes :

-         famille TRAORE avec pour chef Daouda Tagidan

-         famille KONE avec pour chef Ngolo

-         famille SANGARE avec pour chef Faama

-         famille SAWADOGO avec pour chef Malik

-         famille SIDIBE avec pour chef Tayirou

-         famille SANON avec pour chef Yaya

-         famille SANOGO avec pour chef Nagriya

 

            3 – Familles et totems

 

-         la famille TRAORE ne mange pas le porc-épic

-         la famille KONE ne mange pas le singe

-         la famille SANGARE ne mange pas le singe

-         la famille SAWADOGO ne mange pas le python

-         la famille SIDIBE ne mange pas le singe

-         la famille SANON ; totem inconnu

-         la famille SANOGO ne mange pas la pintade

 

            B – Les castes et associations

 

                        1 – Les forgerons

 

Il y a des forgerons dans le village de Ténasso. Ils portent  le nom de famille SAWADOGO. Ce sont des mossis venus du plateau central du pays.

Ils travaillent le bois et le fer ; ils n’ont pas de rites propres.

 

                        2 – Les griots

 

Il n’y a pas de griot dans le village de Ténasso.

 

                        3 – Les bouffons

 

Il n’ y a pas de bouffon dans le village de Ténasso

 

                        4 – Les devins et guérisseurs

 

Il y a un guérisseur dans le village ; il s’appelle Baba TRAORE. Il soigne les malades à l’aide des plantes ; il est tradi praticien.

Le guérisseur qui a marqué le village par sa connaissance est Bala TRAORE

 

                        5 – Les chasseurs

 

            Il y a une organisation de chasseurs dans ce village. Le nom de leur groupe est « Benkadi » et le chef se nomme Baba TRAORE.

Ces chasseurs ont des cérémonies propres : cérémonie d’adhésion d’un nouveau membre, funérailles d’un membre.

Leur fétiche commun est Dakun venu du village de Wolonkoto

On adhère à la confrérie en apportant un coq blanc, une poule blanche, 12 noix de colas et 1000F CFA.

Les actuels membres de la confrérie disent n’avoir jamais entendu parler de l’adhésion d’une femme ; alors ils ne l’envisagent pas.

Il est interdit aux membres de la confrérie de s’asseoir sur un escabeau utilisé par une femme, de faire l’adultère ; il leur est recommandé de faire la paix avec leurs épouses avant d’aller à la chasse.

Ces chasseurs ne tuent pas le gibier interdit par la loi de l’Etat. Ils disent se méfier de certains gibiers dont ils ne disent pas le nom. Ces animaux jetteraient de mauvais sorts si on venait à les abattre. Alors pour conjurer ces sorts, une poudre magique est donnée à chaque membre de la confrérie pour en mettre dans les narines, l’anus et l’impact de la balle sur l’animal abattu.

 

                        6 - Les associations de culture

 

Il y a une association de culture dans le village de Ténasso. C’est une association des hommes ; le nom est Gwakila et le responsable est SANON Zé. Elle a un but lucratif.

Il y a aussi deux Groupements de Producteurs de Coton (GPC) qui sont : GPC Benkadi et GPC Wendpanga.

Il n’y a pas d’association de femmes dans le village

 

          C. Musique et loisir

 

                        1 – La musique

 

Dans le village de Ténasso, il n’y a que la musique des chasseur et le « fitchahanki » comme musique traditionnelle.

Il n’y a pas de balafon.

 

                        2 – Les loisirs

 

A part la danse aux instruments de musique cités, le village ne connaît pas d’autres loisirs traditionnels.

 

IV – L’organisation religieuse du village

 

            A- Les religions nouvelles

 

                        1 – La religion chrétienne

 

            Les protestants viennent juste de s’installer dans le village et ont construit un lieu de culte dans le quartier mossi.

Il n’y a pas de catholiques ou autre Eglise chrétienne.

 

 

 

 

                        2 – La religion musulmane

 

            Il y a deux confessions religieuses musulmanes dans le village : sunnite et shiite. Il y a une mosquée au quartier mossi. KONE Gna Lamoussa  a été le premier musulman du village et l’imam est SAWADOGO Amadé.

 

                        3 – Autres religions nouvelles

 

A part l’islam et le christianisme, il n’y a pas de religion nouvelle dans le village

 

        B- La religion traditionnelle

 

                        1 – Les fétiches

 

            Le principal grand fétiche dans le village de Ténasso est le « Konon ». Il a été importé de Nignila, actuel village de Nèbadougou au Mali par Bla TRAORE et KONE Yafo. Le détenteur actuel est KONE Ngolo.

Le konon lutte contre les sorciers, prédit l’avenir et prescrit des sacrifices pour éviter le malheur. Les femmes et les non initiés ne peuvent pas voir ce fétiche. Pour y adhérer, il faut des noix de cola et de l’argent ; et aucun adepte ne peut manger la viande de perdrix.

La grande adoration est faite en début d’hivernage et il faut : chien, chèvre, poulet, cola et eau de farine de petit mil.

           

                        2 – Les animaux et lieux sacrés

           

            Dans le village de Ténasso, il n’y a pas d’animaux sacrés.

            Il y a par contre des lieux sacrés qui sont :

            - Lohossimbii dont le chef sacrificateur est Siaka TRAORE ; ceux qui sont confiés à ce lieu, ne peuvent pas manger le python

            - djinabi, adoré en début de saison hivernale ; chaque famille doit y sacrifier une poule pour confier la saison.

            - le marigot où on ne doit pas amener un canari déjà posé au feu ; on y sacrifie des poules et moutons. Lors de l’adoration, on ne doit pas travailler.

 

         C - les fêtes et cérémonies traditionnelles

 

            Les fêtes et cérémonies traditionnelles dans le village de Ténasso sont essentiellement les adorations des lieux sacrés et du fétiche « konon » et les grandes funérailles qui visent à accompagner les défunts de l’année au village des ancêtres.

 

 V – Le développement du village

 

         A –Les infrastructures de développement

           

                        1 – Les écoles

 

Il y a une école primaire  à trois classes, construite en banco par la population au quartier mossi en 2009. Elle n’est pas encore fonctionnelle.

            Il n’y a ni école secondaire ni maternelle. Les élèves doivent aller à Samorogouan situé à 13Km pour l’école secondaire.

            Il y a un centre d’alphabétisation construit par le PNGT 2 en 2002

 

                        2 – Le dispensaire

 

Il n’y a pas de dispensaire dans le village. Les malades doivent aller à Samorogouan à 13km pour se faire soigner.

 

                        3 – Le marché

 

Le village n’a pas de marché

 

                        4 – Les forages et puits

 

            Il y a un forage réalisé en 2007. Il est fonctionnel.

Il n’y a pas de puit à grand diamètre.

Il existe d’autres points d’eau où la population s’approvisionne : de petits puits peu profonds creusés de parts et d’autres dans les quartiers.

Le village a un marigot appelé « pindia ».

 

            5 – Les télécommunications

 

Le village de Ténasso n’a pas de téléphone fixe. Il est cependant couvert par les réseaux Zain et Telmob.

 

           B - La vie économique

 

                        1 – L’activité économique principale

 

L’activité économique principale dans le village est l’agriculture. On y cultive le mil, maïs, sorgho, haricot, arachides, patates, etc.

On pratique de plus en plus la culture attelée par rapport à la culture à la main beaucoup plus pénible et moins rentable.

Le coton y est cultivé comme culture de rente depuis 1960. On trouve de plus en plus de plantation de banane dans le village.

Les endroits de brousse du village sont : Jeta, Fagué et Sagnidouné.

                       

                        2 – L’élevage

 

Le petit élevage est pratiqué dans le village. On y élève bœufs, moutons, chèvres et volailles.