ACCEUIL

Lorsqu'on regarde la carte du Sud-ouest du Burkina Faso, les noms de plusieurs villages Senoufo apparaissent en Dyula, la langue des commerçants de la région qui s'étaient liés d'amitié avec les représentants de la France colonisatrice. Des noms typiquement Senoufo sont encore utilisés par ceux qui parlent cette langue quand ils se réfèrent à leurs communautés, mais seulement lorsqu'ils parlent entre eux. Les vieux se rappellent encore avec précision des histoires de leurs villages et savent comment les noms Dyula ont fini par remplacer les leurs. Ces vieux ne sauront partager indéfiniment leurs connaissances avec les générations futures. Celles-ci vont progressivement vers les villes du Burkina Faso et se convertissent à l'Islam et au Christianisme. Ce faisant elles perdent cette richesse culturelle et ne retiennent souvent que quelques brides des connaissances historiques que les anciens ont acquises.

Avec le généreux soutien financier du Fond de l'Ambassadeur des Etats-Unis pour la Préservation de la Culture, des chercheurs de la communauté Senoufo affiliés au Centre de Recherche pour la Promotion et la Sauvegarde de la Culture Senoufo à Bobo-Dioulasso, ont passé douze mois, de septembre 2006 à septembre 2007, à collecter les histoires des communautés Tagba-Senoufo du Burkina Faso.
Les résultats de ces travaux sont ici présentés.